Indonésie (Bali) – Gili Islands

Nous nous levons à 6h30 afin de tauper la navette devant l’hôtel à 7h. Bien que ce soit très compliqué pour lui, Val sort du pieu et finit son sac que Sev lui a gentiment commencé la veille (assisté). Le petit dej nous est servi dans la chambre à cause de ces putains de singes qui squattent la terrasse de la piscine. D’ailleurs, pour sortir de la chambre, c’est la galère puisque deux petits cons nous barrent la route. De toute façon pas le choix, on ne va pas rester bloqué là ! Nous entamons une marche rapide et, direct, un des deux bestiots rentre dans la chambre pour déguster les dernières tartines. Chaud. On espère ne rien avoir oublié mais même si c’était le cas on ne refoutrait pas les pieds la dedans. Après une demi-heure d’attente à cause du chauffeur en retard (décidément…), nous grimpons dans un minibus direction Padang Bai. Une heure de route et de nouveau une demi-heure d’attente avant de prendre le fameux speed boat pour Gili Trawangan. En sortant du bateau, nous nous faisons agresser pour une accommodation comme nous nous y attendions, mais nous préférons repousser tous ces relous afin de prendre notre temps pour choisir le bon hôtel. Nous nous arrêtons donc manger un bout au petit Gili, resto sympa tenu par un français, et checkons les différentes offres sur l’Internet. Un petit hôtel non loin de là où nous sommes (condition importante au vu de l’état de santé de Val) retient notre attention. La chambre nous plaît mais Margaux n’est point heureuse qu’il n’y ait pas de piscine. Désolé chérie mais on n’a pas les ronds pour des hôtels de luxe pour tout notre trip ! Nous souhaitons donc réserver mais l’hôte ne parle pas vraiment anglais. En tout cas, il veut nous faire payer + cher qu’avec Agoda, et nous sommes obligé d’utiliser son wifi pour commander en ligne plutôt qu’il nous fasse directement le discount… Malin le mec. Une fois installés, Val reste de nouveau au lit pendant que Sev et Margaux finissent l’aprèm sur un transat au bord de l’eau avant de dîner un festin au marché de nuit pour quelques roupies.

Lundi, c’est jour de repos. Nous nous réveillons assez tard avant de louer 3 bicyclettes pour les prochains jours. Nous commençons le tour de l’île puis, après quelques coups de pédale, nous nous arrêtons au sud (du moins c’est ce que nous estimons). Que nenni, après vérification nous nous trouvons déjà au nord. On se dit alors que l’île est vraiment petite et qu’on risque de bien s’emmerder pendant les 4 jours restants. Nous sortons palmes et tubas, et c’est parti pour une petite session snorkeling. Superbe, la visibilité est de 10m, il y a plein de poissons que nous n’avions pas encore vus et des beaux coraux précédant un tombant impressionnant (on ne voit plus le fond très rapidement).

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Sev prête son matos à Margaux pour qu’elle puisse elle aussi apprécier le moment, mais elle hésite. – « Ça fait trop d’animaux que tu crains Margaux, il faut faire un choix des bêtes qui te font vraiment peur ». – « Bon ok j’y vais ». Pas compliquée à convaincre la petite. Après 3h à la plage, la journée est déjà trop fatigante pour le malade qui retourne se coucher. Les deux autres finissent sur une sorte de plumard à la plage où tout le monde se baigne, et sur le lit d’à côté, Margaux reconnaît Carolane (dont les boules de Max se souviennent) qui faisait de la danse avec elle à Vannes. Le monde est petit ! La journée se termine, nous sommes à Gili Trawangan… Il est temps de picoler bordel ! Val passe son tour pour cette fois, et après quelques verres, Sev et Marg terminent au Marlin, une sorte de boîte/bar où les 3/4 des touristes de l’île viennent se foutre la gueule. Très bonne ambiance.

Mardi, c’est re jour de repos. On se relève tard, on reprend les vélos, on retourne au nord, et on refait du snorkeling. Tout est identique à la veille mis à part le fait que Margaux et Sev ont le même état physique que Val. Nous rentrons donc tous ensemble, mais à l’hôtel il n’y a rien à branler. Il y a une bouilloire, donc Sev va tenter le fameux plat traditionnel (mie goreng), mais en sachet-noodles (sans légumes et sans viande, juste des noodles au bon goût quoi). 2500 roupies la portion, soit 15cents d’euro. Très malin. La première tournée est un bel échec à cause de Margaux… « Ah tu manges jamais ça en France ? Moi j’en fais tout le temps, tu fous tes épices dans l’eau et après tu bouffes tes noodles. » Bah nan. Du coup Sev se retrouve avec une soupe épicée et des pâtes sans goût. Merci. Pour la deuxième tournée, il suit à la lettre les indications et là ça régale. Ça va y aller les goûters mie goreng la semaine qui suit !

Mercredi, nous décidons de faire une journée snorkeling en prenant un bateau et pour visiter Gili Air. Val passe tout d’abord à la clinique pour checker son état de santé général pendant que Sev et Marg s’en vont négocier les prix. Val se pèse… 61kg. Waw ! 15kg en moins depuis le départ, ça cogne ! La fille lui dit que sa pression sanguine est pourrie et veut lui refiler quelques médocs en attendant de faire d’autres examens sur Bali dans quelques jours. Val lui demande s’il ne serait pas préférable de quitter l’île pour aller à l’hosto direct, ce à quoi elle lui répond « peut être que c’est une bonne idée ». Merci. Changement de programme, il est 11h20, les bateaux partent à midi, Val doit rentrer à l’hôtel faire son sac et on doit lui trouver un boat. La compagnie que nous avons payé refuse qu’il soit rapatrié, même en urgence, car le bateau est plein à craquer. Nous voyons donc avec le gérant de l’hôtel qui appelle plusieurs compagnies avant de nous annoncer que tous les bateaux sont pleins et qu’il est impossible de rentrer, même en urgence. Incroyable. Petite parenthèse, Margaux a accepté ce mec sur Facebook et il commente toutes ses photos par des « Nice!!! Kiss kiss ». Nous ne baissons pas les bras et Sev retourne à l’agence dans laquelle nous avons déjà un ticket pour négocier pendant que Val arrive à pied avec son backpack. Le mec ne lâche pas, et montre une feuille avec déjà une vingtaine de personnes enregistrées en plus du nombre max du bateau. Mais quand il entend les mots « other company », il sort un blanco, efface un nom du début de liste et nous file un ticket. Bali style. Nous voilà rassurés, Val va pouvoir aller raquer une clinique australienne pour chier dans un gobelet. Il est déjà trop tard pour le programme initialement prévu, et Margaux et Sev finissent tranquillement la journée à la plage avant de reprendre une cuite.

La fin de l’article concerne donc les deux survivants de Koh Lanta Trawangan. Le lendemain de cuite est très très compliqué, mais nous nous levons tout de même pour faire cette journée en bateau tant attendue (seule « vraie » activité à faire ici au final). Nous réservons donc avec le nouveau meilleur pote de Margaux en négociant comme il faut. En arrivant sur le quai (bien à la bourre), nous voyons le bateau partir devant nos yeux. Merde. Au final, en nous voyant, le « capitaine » fait demi-tour et on débarque là-dedans comme des fleurs. Le nombre de personnes est impressionnant, une vraie usine le bordel. Tout le monde nous regarde de travers, mais on en a pas mal rien à foutre vu notre état. Le voyage en mer est une épreuve, et le premier bain est une délivrance, mais Margaux ayant zapé ses palmes sur l’île, elle devra se taper les 3 zones de snorkel sans. Un peu d’exercice ça fait pas de mal ! Durant cette ballade, nous apercevrons tortues, serpents de mer, poissous et coraux, la routine quoi. C’est sympa mais dès qu’on remonte sur le bateau c’est trop dur.

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Nous nous arrêtons manger sur Gili Air, qui est en soit une belle arnaque de la compagnie qui nous fait le tour. En fait, les 30 touristes du bateau bouffent tous dans le même resto et les deux heures sur l’île sont en fait réservées à l’attente du burger commandé. Nous ne verrons donc rien de cette petite île, et reprenons la mer. Dans le fond, nous espérons qu’il n’y aura pas d’autre plongée… Nous n’avons qu’une envie, c’est de retrouver le plumard au plus vite. Nos vœux sont exhaussés et en gros, la journée se termine ici. Nous devons faire nos sacs pour le départ vers Uluwatu, mais bon, ça attendra demain matin. Nous terminons donc ce séjour sur les îles Gili par une bonne gueule de bois, ce qui n’est apparemment pas rare ici.

Une réponse pour “Indonésie (Bali) – Gili Islands

  1. Marco.The Dad´s Val

    Hello
    Enfin des nouvelles blogueuses, pour les non- initiés ( et non intéressés) de Facebook .
    On sens les voyageurs moins enthousiastes et le photographe nous avait habitués à des clichés plus somptueux !
    On finirait également par se demander si ce sont les œufs ou les cuites à répétition qui ont rendu malade Val …ou facilités les coups de soleil magistraux de Margaux … Va savoir…:-)
    Il semble que nos voyageurs aient moins apprécies ce séjour que les précédents .
    Le contexte culturel et religieux, la présence plus marquée des touristes et, de ce fait, des marchands du temple expliquent sans doute cela.
    A priori l’Indonésie implique probablement des conditions plus luxueuses de séjour pour en apprécier mieux la beauté et la gastronomie.
    Bizz à nos voyageurs dont les parents ont récemment , en leur belle Bretagne ensoleillée, partagé un exçellent moment en dégustant de bons fruits de mer.
    Finalement , question Île , l’île aux moines semble dépasser Gili :-))

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