Argentine – Posadas (Paraguay)

Après une nuit dans un hôtel plutôt sympa, nous nous levons de bonne heure pour partir au Paraguay (juste à côté). Nous nous rendons à pied à la frontière, traversons un pont de 2km en colectivo (bus local), et nous voilà dans un nouveau pays. Un problème se pose alors : le colectivo n’attend pas les gens qui se font tamponner leurs passeports, et comme c’est dimanche, il faut attendre 1h avant d’en tauper un autre. Après moult réflexions tactiques (avec le stress de louper le bus du soir pour Buenos Aires), nous décidons de prendre un taxi pour la demi-journée (une trentaine d’euros). Nous nous rendons donc à Trinidad, la missions la mieux conservée, qui est déclarée patrimoine mondial par l’Unesco. Pour vous expliquer tout de même un peu le contexte, les missions jésuites étaient destinées à éduquer et évangéliser les tribus indiennes qui résistaient à la colonisation des espingoins. Les prêtres apprenaient aux jeunes disciples pleins de trucs intéressants comme la médecine et l’agriculture. Vu que les mecs devenaient bons avec leurs productions de tabac, de maté où encore de bois, les Brésiliens en ont eu ras la crêpe et ont commencé à tout dégommer. En 1767, les missions furent définitivement détruites, tandis que les missionnaires jésuites furent expulsés (vraiment pas cool les mecs). C’est donc ici que les copains de Jésus (le mec se fait des potes + de 1500 ans après sa (ses) mort(s), pas mal) jouaient au foot et priaient. Bel espace de vie en tout cas, bravo. C’est très beau et très paisible.

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Nous pouvons y voir les restes de maisons, églises, commerces… Il y règne un silence de cathédrale (bonne blague). Lors de notre petit tour dans les jardins derrière la cathédrale justement, nous tombons sur pleins de petites chouettes perchées sur de grands monticules de terre. C’est trop mignon. Nous ne nous attendions pas à un truc si sympa. Super.

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Après ce petit cours d’histoire et cette leçon de vie, nous retournons à Posadas en Argentine. Nous arrivons pile à l’heure pour le colectivo retour et continuons à pied une fois la frontière argentine passée. Nous partons à la recherche d’un resto pour bouffer pas cher. Posadas n’est en fait pas une ville si pourrie que ça. Après une petite balade, nous rentrons à l’hôtel et nous rendons à la station de bus pour regarder la finale de la copa del mundo. Pas très bandant sur le papier certes, mais les matchs ont tellement dicté notre rythme de vie depuis quelques semaines qu’il était temps de stopper tout ça. Nous n’avons qu’une envie : que l’Allemagne remporte le titre afin de ne pas louper une fiesta monstrueuse à Buenos Aires où nous arriverons le lendemain à l’aube (frustration). La première mi-temps est accrochée, et au début de la deuxième, Sev se rend compte qu’il a oublié son sac de couchage et son oreiller à l’hôtel. Putain de merde. Il faut donc trouver un taxi (pas simple étant donné que les seuls signes de vie sont des cris dans les bars). Une fois cela fait, direction l’hôtel mais là c’est la tuile : personne n’est là et le bordel est fermé. Les mecs sont sûrement partis voir le match, ce qui est compréhensible mais bien chiant. Après des tentatives d’appels téléphoniques, et quelques dérangements des voisins, il ne reste qu’une solution : escalader la façade. Par ce moyen, il sera possible de se rendre sur le balcon de notre ancienne chambre, en espérant qu’elle soit ouverte. Après quelques acrobaties périlleuses, Sev atteint le but et miracle, la porte n’est pas complètement fermée. Une fois les affaires récupérées, re-direction la station de bus afin de vibrer pour la fin du match. 0 à 0, ce n’est pas vraiment excitant. Nous vivrons malheureusement les prolongations à la radio dans le bus. Bizarrement, ça gueule beaucoup moins que quelques jours auparavant, surtout quand le commentateur lance un : « Señoras, Señores, goal por Alemania ». Yess ! Allez, petites lasagnes (superbe pour un repas de bus) puis dodo. On se retrouve à Buenos Aires. Bisous.

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