Birmanie (Myanmar) – Lac Inlee (Trek)

Nous quittons Bagan à l’aube afin d’attraper le bus pour Kalaw. Vu le confort du car de Yangon à Bagan, on pensait que ce serait également le cas ici. Que nenni, pas de clim, pas de place et des stops tous les 100 mètres. Ça a le mérite de nous faire marrer avec Céline et Faboulous Fab, un couple de français avec qui on a fait la route. À chaque stop, le chauffeur embarque quelques birmans qui ont le droit de s’asseoir sur des petits tabourets en plastique dans l’allée. Pas très cool pour eux, et pourtant, après quelques minutes à la limite de vomir sur les jambes de Val, la voisine ouvre des graines de tournesol et partage avec toutes les personnes qui l’entourent, y compris les touristes (donc nous) : vraiment sympa.

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Arrivés à Kalaw nous nous rendons à Lyly Guesthouse, une auberge tenue par des indiens qui, selon le routard et Pascal le médecin de Sev, organisent très bien le trek pour Inlee. 7$ la chambre double avec petit dej, et 45$ le trek de 55km tout compris sur 3 jours (guide, nourriture, logement, acheminement du gros bagage et bateau sur le lac). Le matin, nous rencontrons notre guide « Atchouk » (phonétiquement parlant), et le reste de notre team de voyage qui se compose uniquement de frenchies : Estelle (alias Zaz), Rodolphe, Nico le boute-en-train, et le meilleur pour la fin Alain le baroudeur français : le mec se plaint tellement à longueur de temps que ça nous fait tous marrer. Bonne ambiance donc. Après 3 heures de marche, on s’arrête au monastère de Sha Bin. Ça emmerde profondément Alain, tous ces trucs religieux ça lui tape sur le système. En plus il faut retirer les pompes, histoire qu’il râle encore un peu plus. Quand on lui dit qu’on s’arrête là pour manger, il s’exécute sans broncher, évidemment. Après une sacrée pause (de 3h, vraiment tranquille ce trek), c’est reparti pour 2h de marche où l’on traverse de très beaux paysages. Alain n’est forcément pas de cet avis : tous les 100 mètres il compare le décor à une région française « puta** on se croirait en Ardèche »  » Mes amis, je vous présente la Corrèze » … Pour lui, pas besoin d’aller en Birmanie pour voir tout ça ! Sacré Alano. Avant le coucher du soleil, on arrive dans le petit village de Kyauk Su. Autour d’un feu, nous buvons une première bière avec une locale afin de faire sa connaissance. Nous nous installons ensuite avec 3 jeunes filles qui faisaient à manger. Elles ne parlaient presque pas anglais, mais nous passerons toute la soirée avec elles et les nombreuses personnes (locaux et voyageurs) qui nous rejoignent. Une soirée vraiment authentique, sans électricité et avec pour principal moyen de communication les mimes. Un vrai bon souvenir. La nuit est extrêmement fraîche et nous comprenons pourquoi les autres trekeurs se foutaient un peu de nous en voyant nos petits sacs.

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Le lendemain, direction le village de Thi Thein, avec un stop au monastère de Yae Grong Toe pour manger. Nous apprenons la mort du « master monk » et croisons de nombreux birmans complètement bourrés. En effet, quand le « maître moine » décède, tous les villages aux alentours sont en fête. Arrivés à destination, nous échangeons une nouvelle fois avec des locaux pendant que le cuisto prépare le dîner, puis finissons la soirée avec une belote entre français. La nuit est plutôt compliquée, étant donné que jusqu’à 5h nous entendons la musique lointaine de la fête du master monk. D’ailleurs, un jeune coq juste en dessous de notre étable s’amuse à gueuler toutes les 2 min également (Alain va donc se charger de le castagner vers 6h du mat). On pensait que les coqs chantaient juste pour annoncer le lever du soleil, et bien pas du tout. Saletés de piafs. À l’aube, nous attendons notre guide en jouant avec les enfants qui ont l’air très content de nous voir. Sev montre comment faire fonctionner son appareil photo à un gamin, et c’est parti pour la séance shooting, le petit adorait vraiment ça et sa sœur tapait la pose. Pas beaucoup de bon clichés mais sur la centaine de photos prise nous en avons gardé deux ou trois tout de même.

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Dernier jour de rando donc, où la route est un peu plus compliquée mais les paysages toujours aussi fabuleux. Un peu plus de 4h de marche rapide pour arriver à In Tien, et 1h20 de bateaux sur le lac Inlee pour rejoindre Nyaung Shwe, point d’arrivée de notre périple. La fatigue se fait alors bien ressentir, et nous sommes très contents d’avoir fait ce trek, qui restera à coup sûr une expérience marquante de notre tour du monde. Il est maintenant temps de trouver un hôtel pour passer quelques nuits ici. Beaucoup d’adresses du routard sont full mais on trouve une chambre à 30$ qui nous va à ravir : baignoire et wifi, un peu de confort après un voyage tout de même éprouvant. Le soir même, Estelle, Rodolphe, Nico et Alain nous rejoignent afin de manger un bon petit plat au marché de nuit accompagné d’une petite bouteille de vin rouge local (pas mauvais d’ailleurs).

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Mardi, nous louons des vélos afin de nous balader un peu autour de Nyaung Shwe. Nous finissons la journée avec une petite dégustation de vin à la vigne de Red Mountain. Extrêmement fatigant d’y accéder à vélo mais la récompense est là : test de 4 vins différents et surtout un coucher de soleil magnifique à l’horizon. C’est la dernière fois que nous côtoyons nos compères de rando, que nous saluons donc s’ils lisent cet article. Le soir même nous cherchons un indien pour manger un Chapati : poulet pour Val et mouton pour Sev. Une nouvelle fois la cuisine indienne nous enchante… Pour un temps. Valen est malade comme un chien le lendemain et je passe donc la journée seul à me balader prêt du lac. Le soir le pti Val est toujours au pieu avec une banane et un coca pendant que je retourne au fameux indien pour apporter la carte du restaurant traduite en français (traduction = un plat gratuit, négocié la veille). Vu que c’est gratuit, je remange ici, et je veux bien évidemment vérifier si c’est le poulet qui est en cause dans le piteux état de santé de mon collègue. Je le regretterai…

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Quatrième jour à Nyaung Shwe où nous négocions un bateau pour 12$ afin de nous faire visiter le lac Inlee en détail.

De nombreux pêcheurs sont présents et nous offrent un merveilleux spectacle. En effet, ils sont les seuls à utiliser la technique qui permet de pagayer avec l’aide de la jambe au bout du bateau tout en pêchant grâce au filet tendu sur une armature de bambou qu’ils tiennent à la main. L’équilibre nécessaire est plutôt high level, c’est pourquoi nous ne nous essayerons pas à cette gymnastique.

Nous parcourons ensuite tous les petits villages flottants qui offrent une panoplie d’artisanats en tous genre.

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Le premier que nous visitons est celui de la fabrication de vêtements de soie et de lotus, qui sont commercialisés dans le monde entier ( il paraîtrait que c’est la meilleure came du monde ). Une visite express nous permettra d’apercevoir de très belles couleurs vives (rose, mauve, orange) et la fabrication d’écharpes, rideaux et draps grâce à des machines d’un autre temps.

Ensuite, vint la visite de la fabrication d’argent. N’étant pas joaillier, nous apprécions cependant le spectacle de la conception. Mais les pièces en elles même ne nous font pas tant que ça d’effet.

Enfin, dernière étape dans la fabrique de cigares. C’est vraiment traditionnel et le travail se fait pièce par pièce à la main. Les travailleuses sont d’ailleurs payées à l’unité. A 0,05€, il est de coutume d’en goûter un. Val endossa le rôle du testeur, avec un cigare à l’anis, qu’il relâche au bout de trois lattes. Vraiment dégueulasse surtout après un gros épisode gastrique.

Nous tenons à préciser que, comme tout bon Français, nous ne lâcherons pas un rond aux personnes nous ayant fait les visites dans ses différents endroits. On paye déjà assez d’impôts en France.

Déjà 5h sur l’eau, il est largement temps de rentrer. Petite surprise sur le retour lorsque nous assistons au tournage de Pékin Express. Fans inconditionnels de l’émission, nous analysons donc qu’il s’agit d’une épreuve d’immunité. Tous les participants sont dans l’eau à la recherche d’indices. Nous apercevons Stéphane Rotenberg (le présentateur de M6) à qui nous faisons des petits coucou comme des enfants. Le futur nous révélera plus tard si nous avons été filmé, on l’espère en tout cas (nous qui essayons de percer dans la téléréalité depuis de nombreuses années).

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La journée bateau terminée, Val va mieux et c’est au tour de Sev de subir les conséquences désastreuses du poulet indien. On vous passe les détails mais c’est plutôt horrible, avec en prime 8h de bus de nuit pour nous rendre à Mandalay. Heureusement qu’il y avait des chiottes dans celui-ci, sinon c’était foutu.

Birmanie (Myanmar) – Mandalay

Nous arrivons à Mandalay par bus aux alentours de 4h du matin (au lieu de 8h). Les Birmans et leur sens du timing… .

Deuxième plus grande ville après Yangon, la capitale, Mandalay recense parmi ses monuments une flopée de monastères, pagodes et temples. Original nous direz-vous.
Sev étant encore dans le pâté, Val décide de se lancer à l’assaut de la ville comme un grand.

La guesthouse étant tout près du palais royal, ce fut donc par là que commença une longue journée de visite. De beaux jardins, de beaux bâtiments, mais pas de quoi rendre jaloux notre cher château de Versailles. Direction ensuite la colline de Mandalay et ses 1700 marches à gravir afin de se voir offrir un panorama sur toute la plaine. Physiquement, ce n’est pas si compliqué que ça, étant donné les nombreux temples à apprécier tout au long des étages. L’arrivée est quand même fortement espérée au bout d’une heure de montée. Le spectacle est plutôt beau (malgré le soleil en pleine poire) et la pagode au sommet magnifique. On peut apercevoir de là-haut les 3 anciennes citées coloniales Ava, Sagaing et Amarapura distantes de quelques kilomètres qui entourent la ville.

Colline de Mandalay

Colline de Mandalay

Après quelques prises de photos tel un chinois, il est temps de redescendre et de prendre la direction du monastère Shwenandaw construit exclusivement en teck. Bel ouvrage, mais sans plus.

N’étant pas encore rassasié de monument religieux, le routard conseil d’aller faire un tour à la pagode Mahumani (hé oui, encore une put*** de pagode). Pour cela, mieux vaut se déplacer sur un taxi-scooter pour 2 000k, l’équivalent de 1.50€ et qui vous économise surtout 2h de marche en plus. L’occasion de se prendre en pix en mode « duck face » à l’arrière du scooter.
À l’arrivée, pas de surprise, c’est bien une pagode, mais qui comporte une petite originalité. En effet, chaque pèlerin peut y déposer une feuille d’or sur un Bouddha géant. N’ayant pas l’envie de payer les 5€ requis afin de poser cette feuille d’or, il fut plutôt aisé de passer par quelques chemins pour esquiver les contrôles. Le petit tour de passe-passe réussi, il est temps de trouver une route pour rentrer. Un peu marrant au début, ce retour a pied d’une bonne heure devient plutôt très chiant, lorsque tout le monde se retourne et rit sur le passage d’un grand homme blanc se promenant dans leurs quartiers populaires. Dure épreuve mais on en ressort plus fort. Après l’achat de coca et banane pour le petit malade, (chacun son tour) il est temps d’aller dîner. Ce que Val fait dans un bon petit resto, accompagné d’un couple de cinquantenaire Français rencontrés dans le bus (qui lui paieront même le repas !). Petite anecdote : l’une étant pro Sarko et l’autre pro-Hollande, ce fut plutôt animé comme ambiance ! Pour des raisons évidentes de neutralité, nous ne divulguerons pas nos opinions politiques et dans quel camp Val s’est placé pendant la fight.

Selfy

Selfy

Deuxième jour à Mandalay plus au calme. La Birmanie, ses temples, pagodes et moines nous sortent un peu par les trous de nez. Le besoin de la plage et des cocotiers se fait ressentir. Nous passons donc la journée à organiser notre périple du lendemain, en commençant par acheter un billet Bangkok–>Krabi dans l’objectif d’être à Ko Phi Phi dans les deux jours, afin de lézarder et festoyer.

Le départ de Mandalay et de la Birmanie s’effectue le 27 Janvier a 12h.

Il est donc tant de dresser le bilan.

Ce pays magnifique et son peuple fantastique sont bel et bien quelque chose d’incontournable et unique en Asie. Mais si vous le pouvez, il faut prendre le temps de se poser quelques jours sur la côte afin de se reposer tranquillement et profiter des plages réputées comme étant parmi les plus belles du monde. Cela vous fera ainsi oublier quelque temps tout ce qui tourne autour de la religion, ce qui est un peu oppressant a la longue.

Nous nous dirigeons donc vers un pays tout aussi culturel si on le veut, mais qui le sera beaucoup moins pour nous, Full Moon Party oblige !

Thaïlande – Krabi (Ao Nang)

Arrivés à l’aéroport de Krabi, nous prenons la navette pour le « Ao Nang Backpacker », situé sur la côte. Nous y faisons rapidement la rencontre d’un québécois du doux nom de Gabriel Dalpé (très étrange en verlan…) que l’on surnomma instinctivement « Gabiche la pédale ». Il nous indique directement que nous devons nous rendre le lendemain sur Railee Bay, accessible en 15 minutes de bateau depuis Ao nang.

Nous l’écoutons donc et nous nous exécutons au petit matin pour rejoindre ce gros rocher inaccessible par la route. Nous découvrons les premières plages paradisiaques de notre périple et apercevons nos premiers poissons multicolores. Railee beach, Phra Nang beach et Tonsai Beach seront nos destinations dans cette grosse première journée détente. On regrette cependant le nombre de long tail boat (bateaux qui font les allers-retours) ainsi que les nombreux touristes. Mais bon, quand on pense aux copains qui triment dans le froid breton, on est quand même plutôt heureux.

Railee beach

Railee beach

De retour au dortoir, Gabiche nous indique qu’il prend le bateau de 12h le lendemain direction Ko Phi Phi, ce que nous avions l’intention de faire. Krabi n’étant qu’un point de passage (pas top cool comme place to be).

Nous nous formons donc en trio et prenons la mer direction Ko Phi Phi. Le trajet en bateau dure environ 2h. Arrivés les premiers à bord, nous prenons le seul banc dispo avec grand bonheur lorsque l’on constate que des dizaines de personnes s’entassent au sol. Ce petit privilège ne dura qu’un temps, en effet, une très grosse mama vient s’incruster à gauche de Val et la place devient vraiment très très limitée. Sev le petit filou sent bien l’affaire et décide de se glisser au sol avec ses écouteurs. Et c’est parti pour 1h de monologue d’Anglo/Thai de mama auquel Val répond en une petite série de mots « Yes » « Ha cool » « Of course » « Ok ». À la fin de cette heure, n’ayant rien écouté, Val fini par rendre les armes et décide de s’impliquer dans la conversation avec une certaine flemme. On comprend que cette femme s’appelle « Moon » (surnom direct : la grosse Lune) et qu’elle tient un « souvenir shop » et que c’est LA mascotte de l’île. Plutôt sympa au final, elle nous indique un hôtel tenu par une de ses nombreuses copines où nous pouvons nous loger la première nuit.

Thaïlande – Koh Phi Phi

En arrivant sur l’île, nous obtenons donc grâce à grosse lune une belle chambre pour nous deux et Gabiche à un prix plutôt correct.
Illico presto, après avoir posé nos sacs, nous allons checker les différents prix des bouteilles. On n’est pas là pour déconner non plus. Plutôt cher, nous choisissons une bouteille de vodka tout en expliquant au type du grand nord ce qu’était un apéro breton.
Malheureusement, nous ne pourrons pas vraiment raconter ce qui se passa pendant l’énorme Parté (c’est comme ça qu’ils disent) que nous avons passé sur la plage toute la nuit, chacun rentrant dans un créneau horaire différent. En tout cas, c’était l’orgie.

Lendemain plutôt difficile, mais pour ça on est rodé. Direction les plages un peu plus calmes situées à l’Est de l’île. Il est à noter que Ko Phi Phi regorge quand même d’un nombre impressionnant de touristes. Après des passages très difficiles (au vu de notre forme physique du jour) dans la jungle, on arrive enfin dans un coin posé où la sieste nous tend les bras.

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Le retour tout autant compliqué, nous faisons un stop au « Point view » qui domine toute l’île et apprécions un très joli panorama. Nous y rencontrons deux gentilles Françaises, Sandra et Lolo, qui font une pause aussi car elles en chient autant que nous. À noter que Lolo possède sa propre fiche sur lequipe.fr, chose qui nous met bien la race. On descend tous ensemble en se racontant nos petits périples respectifs. On n’oubliera pas qu’elles n’ont pas arrêté de se vanter du genre « ouai, nous on était seules dans notre crique, un mec nous a remonté jusqu’au view point, on a pas galéré comme vous… » Bref : Fuck both of you. Mais dans le fond, on les aime bien, donc on s’échange nos Facebook pour se retrouver quelques jours plus tard sur Ko Tao.

Point View

Point View

Le soir même direction le Reggae Bar, qui a la particularité d’avoir un Ring au centre, afin que les touristes et locaux fassent des combats de Boxe Thaï. Le but : se prendre une branlée, mais surtout, avoir un bucket gratuit (sceau rempli d’alcool). On y retrouve deux Français (Thomas et Imerick) avec qui Gabiche avait sympathisé dans le bateau. L’un d’eux étant un petit boxeur teigneux, il monte sur le ring contre un Finlandais de 20 cm et 30 kg de plus qui fait du kickboxing. On s’attend aux dernières heures sur Terre de Imerick, mais finalement il ne prend pas tant cher que ça, et l’arbitre décide du match nul logique. La soirée se termine plutôt tranquilou et nous décidons tous ensemble de louer une embarcation pour le lendemain matin. Notre petite excursion a pour but de voir Maya Bay (célèbre depuis le film « La Plage » avec Leo DiCaprio et Virginie Ledoyen <3) ainsi que ses environs. Réveil un peu douloureux, tel un lundi, et notre team Franco-Canadienne s'en va au large pour découvrir THE attraction. Maya bay est un des plus beaux endroits du monde sans conteste, mais malheureusement nous n'étions pas les seuls. Véritable usine à touristes, cela gâche quand même ce majestueux spectacle. Maya beach est tout autant magnifique et nous permet de se remémorer quelques instants du film. Après quelques clichés dans ces eaux vertes-turquoises, nous rencontrons l'équipe de tournage de Thalassa en train de filmer quelques jolies demoiselles sur la plage. "On est bien obligé, les potes au montage à Paris se font tellement chier, qu'on se sent redevable de leur offrir un peu de bon temps". Leur reportage sortira dans quelques mois et aura comme sujet "Les plus belles plages du monde : le contraste entre paradis et tourisme de masse". Ils filmeront donc la deuxième partie le lendemain, à 5h du matin, quand la plage sera complètement vide. On les envie. (Toujours dans notre quête de célébrité, on espère quand même avoir été filmés). [caption id="attachment_503" align="alignnone" width="960"]Maya Bay Maya Bay[/caption]

Après un passage sur Monkey Beach (comme son nom l’indique, il y avait des tonnes de singes, assez agressifs d’ailleurs) nous rentrons au bercail et décidons de prévoir un nouveau parté. Top, on se lance dans une soirée endiablée, physiquement un peu poussifs au début, on retrouve notre pic de forme aux alentours de 2h du matin. C’est alors que Sev et Val mettent une véritable dérouillée à deux tafioles de Ricains au Beer Pong. Après cette grosse victoire, comme d’habitude, chacun se retrouve seul et Val se fait peindre la gueule par un ou une illustre inconnu(e). D’ailleurs, si cette personne se reconnaît, on lui conseille de prendre un peu de cours d’arts plastiques (même si nous ne sommes pas forcément bien placés pour ce genre de réflexion, au vu de notre niveau artistique). Retour au dortoir qui est bien crado à une certaine heure pour une courte nuit. Et oui, Ko Phi Phi c’est fini, et nous prenons le bateau à 10h du matin…

Thaïlande – Koh Tao

La journée qui nous mène à ce petit bout de paradis est plutôt douloureuse. 4h de bateau puis 2h de bus avant de faire une étape d’une nuit à Surat Thani. Nous séjournons au hasard dans un hôtel de luxe ultra confort pour 12 €. Cela nous offre un peu de répit pour la journée suivante. Le matin, direction un nouveau bateau pour 6 h de traversée côté est de la Thaïlande cette fois-ci.

L’arrivée s’effectue en milieu d’après-midi sur le port de Ban Mae Hat. Nous décidons directement de nous inscrire dans un club de plongée afin de passer le diplôme PADI niveau 1 (qui permet de plonger dans tous les pays). Le prix de 200€ pour 4 jours est le plus abordable au monde, avec hébergement dans un bungalow sur la plage de Sairee Beach compris ! Cette formation s’articule autour de cours théoriques, d’exercices pratiques et de plongées bien évidemment.

Après avoir rempli les formalités d’usage, nous avons la chance de commencer directement la formation à 16h30 pétante, soit 10 minutes après notre arrivée sur l’île. Deux heures de visionnage d’un DVD (datant des années 2000) plus tard, il est temps d’aller découvrir notre petite maison pour les 4 prochains jours. Plutôt rustique au premier abord, ce bungalow nous offre une vue imprenable sur l’océan et nous pouvons admirer immédiatement le premier coucher de soleil sur Koh Tao. Plutôt très relax comme logement.

Sairee Beach

Sairee Beach

La journée suivante est consacrée uniquement à nos cours. Encore une matinée DVD relou et enfin, l’après-midi, nos premières nages en tant qu’apprentis plongeurs. Après le test physique de natation réussi avec brio (deux fois le tour du bateau…), nous enfilons nos 15/20 kg de matos et commençons à apprendre à respirer sous l’eau, vider notre masque, comment soulager le copain en cas de crampe…etc. Tout se passe très bien selon Fabrice (c’est pas une blague), notre moniteur qui s’occupe exclusivement de nous. Cela l’emmerde d’ailleurs car avec seulement deux pelos, il ne gagne pas beaucoup de thunes. L’heure de la première plongée à 12 mètres a sonné. On se rend donc sur le spot avec hâte. Malheureusement, pour Val, ça sera une joie de courte durée. En effet, l’oreille droite de ce dernier n’arrive pas du tout à se décompresser, ce qui rend impossible la descente malgré plusieurs tentatives. Pour Sev, tout se passe bien mais les minutes défilent à attendre son copain sans voire trop de poissous. Les fonds sous-marins sont en tout cas très impressionnants et la visibilité est parfaite. Retour au camp de base après cet échec pour Val. Le supervisor propose de rembourser la moitié de la somme dépensée s’il fallait s’arrêter à ce stade. Pas vraiment le choix pour Val qui stoppe net l’expérience (merci au papa pour le problème héréditaire) mais Sev continu naturellement. Chacun fera donc sa petite popote de son côté durant les deux prochains jours.
Le soir même, nous retrouvons Sandra et Lolo, les deux petites Françaises rencontrées à Koh Phi Phi avec qui on s’était donné RDV. Nous dînons ensemble tranquilou en nous racontant notre petite life. Elles aussi ont le même programme que le notre, c’est-à-dire diplôme de plongée.

À noter que nous goûterons notre premier « Pad Thaï chicken » en ce jour. Plat traditionnel thaïlandais, il se compose de nouilles-spaghettis avec une sauce Chili et des petits légumes. Une histoire d’amour est née.

Journée de Sev : À 8h, c’est le moment des derniers cours et de l’examen. Si on m’avait dit que pendant mon tour du monde je devais suivre des cours et passer des exams, le tout en devant lâcher des ronds, je me serais bien marré. Naturellement j’explose le score avec un 49/50 amplement mérité au vu de mon assiduité et de mon talent. Vient alors l’heure de ma première « fun dive » (plongée sans exercices, que du bonheur) en cours particulier avec Fab. Je vois de la faune et de la flore aquatique inédite à mes yeux, un vrai régal !

Journée de Val : Ne me laissant pas abattre par ce coup du sort, je pars à la découverte de l’île en louant un scooter 110cc. Équipé d’une carte et du routard, les destinations sont assez simples à trouver malgré les routes ou chemins plutôt casse-gueule, notamment pour rejoindre la magnifique Thanote Bay (à l’est). Vers 15h, le routard donne RDV à la plage
de Ao Thian Nok (dite « Shark Bay ») afin d’apercevoir des requins à pointes noires en snorkeling à moins de 3 mètres en dessous de vous. Vraiment magnifique, cette petite baie porte bel et bien son nom. En effet, aux alentours de 16h, j’aperçois une dizaine de requins à environ 100/150 mètres du bord. En fin de compte, cela n’est guère impressionnant lorsque l’on sait qu’ils sont inoffensifs.

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Nous nous retrouvons vers 18h et décidons de retourner ensemble à Shark Bay le lendemain après-midi avec la GoPro afin d’essayer de filmer ce spectacle aquatique. Nous allons d’ailleurs acheter une fixation pour le poignet dans un magasin douteux (les prix des marques telles que Beats, Apple ou Gopro paraissent extrêmement avantageux). Encore un coup des saletés de chinois et leurs « very good copy ». Nous retrouvons ensuite les filles pour un nouveau dîner. Malheureusement pour elles aussi, la plongée a tourné court lorsque Lolo annonça (connement d’ailleurs) avoir fait un peu d’asthme durant son enfance. Triste d’un certain côté, cette situation nous permet de prévoir une petite fiesta le lendemain soir comme Sev aura obtenu son diplôme (ce que nous n’aurions pas fait si elles avaient eu des cours le lendemain). Comme quoi, on peut toujours trouver du positif dans un échec.

Matinée balade sur la côte Sud Ouest pour Val, pendant que Sev obtient son diplôme après deux plongées (interdiction de filmer quand on passe le diplôme, les chieurs). Direction donc Shark Bay pour l’après-midi GoPro. Après avoir nagé pendant une trentaine de minutes sans rien voir, voilà que nous apercevons les premiers requins vers 16h30. Le petit plus est la rencontre nez à nez avec une ÉNORME tortue qui se restaure juste en dessous de nous. Nous la suivons donc en la filmant lors de ses remontées pour prendre de l’air. On se permet même d’aller lui faire un petit câlin de temps en temps, étant donné qu’elle n’est qu’à 3 m de profondeur environ. Le soir, comme prévu, c’est grosse cabane. Team Sandra-Val sur le Whisky et Lolo-Sev sur la Vodka. Comme dans toutes les soirées Thaï, la fête se passe sur la plage avec le son à bloc de nos vieilles musiques euro/US de merde telles que Katy Perry/David Guetta et quelques morceaux de gangsters comme Pitbull.

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Les filles décident de quitter la Thaïlande sur cette bonne note et poursuivent chacune leurs routes. L’une rentrant bosser en Suisse sous le brouillard de Genève, et l’autre, poursuivant son périple en Birmanie. Gros zoubi à elles.

Les cours de plongée étant terminés, nous devons quitter notre logement. Nous nous installons à 20 mètres de là, toujours sur Sairee Beach, dans des bungalows un peu plus en retrait mais vraiment top confortable. C’est d’ailleurs le moment d’explorer un peu plus cette grande plage. Comme indiqué sur le routard, c’est au Nord de Sairee, soit à 5 min de notre bungalow que se trouve le plus beau spot de snorkeling du coin. En effet, les coraux sont dingues et les poissons très jolis. On a une visibilité parfaite au-delà de 10 mètres, ce qui est vraiment rare.

Nous passerons deux-trois jours encore à se prélasser sur la plage, découvrir les fonds marins et à profiter des soirées festives plutôt tranquilles en restant dans notre petit refuge.

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C’est ce qui s’appelle le calme avant la tempête. Nous sommes le 11 février, et nous prenons le large direction Koh Phangan à 1h30 de bateau pour participer aux fameuses Jungle Party, Waterfall Party… et la plus connue : la Full Moon.

Thaïlande – Koh Phangan

Nous arrivons donc à Koh Phangan vers midi, où sans surprise une multitude de chauffeurs de taxi nous accostent pour nous proposer leurs services à des prix exorbitants. Nous refusons très poliment et 50m plus loin, d’autres taxis pratiquent les prix de l’île, à savoir 100 THB par personne, quelle que soit la distance. Il faut tout de même noter qu’on est douze dans le tacos, les mecs se font vraiment pas chier. Après avoir indiqué (une vingtaine de fois) que nous allions à Amaresa Hotel, le taxi nous dépose en dernier… à Tanisha Hotel. Ils comprennent jamais rien à l’anglais et ça nous emmerde profondément. Nous sommes donc obligés de payer un autre taxi pour 1km, super.

En arrivant à l’hôtel vers 13h, nous découvrons un petit bungalow tout mignon dans la montagne qui se jette dans la mer, sublime. Avec en prime un petit hamac sur la terrasse pour pouvoir bouquiner tranquille. On dépose juste nos affaires et il est grand temps de bouffer un Pad Thaï. Je pense qu’on a mangé ce plat environ 40 fois en 4 semaines en Thaïlande, vraiment peu cher et parfois tellement bon ! Nous terminons la journée par une baignade tranquille dans depuis les rochers en bas de notre bungalow, avec une petite bronzette sur une esplanade en bois juste au bord de l’eau. Une journée vraiment ressourçante s’achève, sans fiesta et avec comme seul bruit les vagues qui nous bercent.

Amaresa Hotel

Amaresa Hotel

Le lendemain, nous nous décidons à découvrir l’île. On se demande quel est le meilleur moyen pour se déplacer. Nous avions lu dans le Routard qu’il fallait éviter de louer des scoots. En effet la moindre rayure entraîne des frais énormes, genre 3000 THB, et apparemment des gamins rayeraient volontairement les scoots lorsque ces derniers sont garés. Tant pis, nous avons vraiment envie de découvrir les coins paumés par nos propres moyens, nous louons donc deux 125cc neufs à un artiste non loin de notre hôtel. Des super bécanes, on double tout le monde (à 110 km/h sans casques, pour rassurer papa et maman), les côtes ne posent pas de problèmes et on se balade dans la montagne en suivant la map. Nous nous rendons vite compte que l’île est énorme et que nous ne pourrons pas tout visiter en un jour. Nous décidons d’aller voir les chutes de Banthong Nang et la plage perdue de Thaansadet : quelle galère ! Les dernières routes pour y accéder sont pleines de cailloux et de sable, de quoi se casser la gueule assez souvent. Nous sommes d’ailleurs au bord de la chute de temps en temps, mais il en faut plus pour nous décourager. On arrive donc sur la belle baie, où nous mangeons sans grande surprise un nouveau Pad Thaï (un peu crade d’ailleurs). N’ayant pas loué deux cyclomoteurs pour visiter une seule plage, il est déjà temps de repartir. Nous réempruntons la même route en sens inverse, histoire de nous procurer encore quelques sensations fortes. On se dirige alors vers le nord de l’île sur la baie de Ban Mae Haad. Très beau spot de snorkeling et endroit plutôt beau et calme, nous décidons donc de terminer l’après-midi ici. En rentrant grâce à nos bolides, on s’arrête au supermarché afin de préparer un beau parté : une fête dans la jungle nommée Jungle Experience (nous ne détaillerons pas les faits après 22h, comme pour tous les soirs de la semaine d’ailleurs).

Thaansadet beach

Thaansadet beach

Mercredi, journée très peu productive en somme. Nous nous sommes contentés de récupérer au bord de l’eau à notre hôtel. Le soir, il est quand même temps de bouger et on se remet donc aux choses sérieuses. Nous rencontrons Steven et Jessica, encore plus ronds que nous, avec qui nous disputons quelques parties de billard. Après un aller-retour de taxi à 200 baths pour un night-club vide (belle perf), on finit la nuit sur la plage de la full moon, où quelle que soit la forme de la lune, ça picole jusqu’au petit matin. On y retrouve Daniel, un super british qu’on avait rencontré au port à Surrathani et on finit la soirée avec lui. Vraiment un mec en or.

On saute une journée sans intérêt, et les choses sérieuses commencent : on change d’hôtel pour arriver dans un taudis dont la terrasse donne sur la plage de la full moon. Autant dire que si tu ne fais pas la fête, impossible de dormir avant 6h du mat, et ça c’est dur. On croisera également un joli cafard dans la chambre, sympa. Une fois nos backpacks déposés, on repart en scooter vers une petite crique à l’ouest de l’île : secret beach. Au retour, c’est la merde : journée importante pour le Bouddhisme, donc pas de vente d’alcool. Qu’est ce que c’est que ces conneries ? Seul objectif maintenant, trouver une épicerie qui veut bien faire l’impasse sur cette journée sacrée. Au final, on n’a pas cherché bien longtemps… Direction la terrasse du Anan Resotel, où l’on rencontre Rotem et David, deux jeunes israéliens avec qui on joue aux cartes avant d’aller une nouvelle fois à la Jungle Experience. Sur la route, Val fait une petite séance de bodypainting pour montrer à tout le monde d’où on vient (et qui sera champion du monde cet été).

Allez les bleus

Allez les bleus

Le lendemain, c’est jour de full moon. Nous tentons une récupération sur la plage sans grand succès. On rentre donc dans notre palace siester deux heures. Sev ayant une espèce d’angine, il se blinde d’antibio, de dolipranes et de pastilles pour la gorge afin d’être en forme le soir. Nous retrouvons Rotem et David en pleine possession de leurs moyens, qui sont prêts à en découdre. Raconter la suite serait sans intérêt, mais au final cette fête est un parc à drogués dansant sur de la techno bien trop forte : on ne s’entend pas, et on se perd en quelques minutes. Nous pourrons dire en rentrant « on a fait la full moon party à Koh Phangan », mais au final on s’en serait bien passé ! Après ça, nous devons attendre une journée de plus avant de quitter cette île (autant dire qu’on a hâte de rejoindre Bangkok tellement on est lessivé). Nous avons donc respecté les codes sur cette île festive pendant une semaine : nous avions prévenu, après l’esprit culturel et découverte de la Birmanie, il était temps de reposer nos petits cerveaux.

PS : Beaucoup de fiestas donc peu de photos sur les îles thaïlandaises ; on se remet au boulot très vite !