Indonésie (Bali) – Uluwatu

Nous décidons au dernier moment de nous faire un gros plaisir pour la fin de notre séjour. L’envie de se poser dans un endroit sympa et calmos nous ronge, et Val étant en phase de rémission, cela tombe bien. Nous décidons de réserver un hôtel 4* (Harris) avec piscine, chambre confort, salle de sport… On ne se ruine pas non plus pour moins de 10€/personne la nuitée. Val arrive de son côté de Kuta aux alentours de midi pour le Check in, tandis que Sev et Marg débarquent directement des Gili vers 16h. L’accueil de l’énorme piscine est plutôt sympa pour terminer cette journée déjà bien entamée. Nous ne prévoyons rien d’autre que la farniente. Baignades et films dans la chambre sont nos seules activités jusqu’au lendemain.

Après une nuit climatisée et chacun dans son petit lit (gros plaisir pour tous de dormir seul), nous décidons de louer des scooters pour aller découvrir les temples en bord de falaise ainsi que les gros spots de surf de la région (mondialement reconnus). Nous débarquons en fin de matinée aux temples d’Uluwatu où la vue est impressionnante mais où les temples sont impossibles à approcher pour cause de travaux. Pas cool. Nous apprécions quand même le spectacle des singes qui sautent sur tous les chinois qui ont de la bouffe.

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À deux km de là, par la route, nous nous rendons à Uluwatu beach. C’est un amas de petits bars et restaurants sur plusieurs étages surplombant la mer de quelques dizaines de mètres. Nous dégustons quelques trucs bien gras et profitons du spectacle majestueux du paysage. Les vagues sont monstrueuses et les surfeurs sont vraiment très bons. C’est vraiment un truc de champion. Pour des raisons techniques de mort assurée, on ne s’y risquera pas.

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D’après le routard, un spot plus tranquille (Dreamland) pour « débutant » nous attend à une dizaine de kilomètres de là. Nous passons par la jolie plage de Padang-Padang sur la route et trouvons tant bien que mal Dreamland. Nous nous demandons qui a écrit ce genre de conneries mais nous n’avons pas la même notion de « débutant » que vous les gars. Les vagues sont immenses et se cassent sur le sable, c’est un véritable bordel. De plus, un énorme orage se prépare, et il ne lui faudra pas longtemps pour nous péter sur le nez. Nous avons juste le temps de se réfugier sous une gargote sur la plage, ce qui nous permet de profiter du spectacle et de prendre de jolies pix. Nous patientons quelque temps, sachant pertinemment que nous allons prendre une branlée pluvieuse en rentrant en scoot. À un moment, il faut bien décoller, et comme prévu, lorsque nous arrivons sur une grosse 4 voies, une énorme averse nous crucifie. Avec la vitesse, ça nous fait bien douiller, mais ainsi va la vie. Nous arrivons détrempés à l’hôtel. Le temps n’est pas un obstacle pour la fin de journée car nous prenons vite l’apéro. C’est la reprise pour Val depuis sa maladie, et ça se passe plutôt bien. On ne change pas une équipe qui gagne, et nous décidons d’aller en taxi à Kuta au Sky Garden. 25 min pour 4,5€ par trajet. Plutôt habile. Tout se passe bien, ça déconne et nous rentrons tous ensemble par taxi au petit matin, avec un joli stop au mcdo pour un concours de la plus grosse commande.

L’absence totale d’activité définit ce lendemain de fiesta fantastique entre finale de Top Chef (dommage Thib), séries, Loup de Wall Street, bouffe et transat à la piscine. Rien de plus au programme, cool life. A+ bonne nuit.

Nous décidons de retenter notre chance à Dreamland beach, en se disant que le mauvais temps était à l’origine des grosses waves de l’autre jour. Que dalle ouai, toujours la même chose.

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Sev tente quand même de prendre un bodyboard. C’est apparemment très sportif et la location initiale de deux heures tourne court. À bout de souffle et physiquement atteint, il nous revient sur le sable 30 min plus tard avec une petite baisse de tension. C’est ça le sport extrême. Un bon coca et la machine est relancée. Nous changeons de spot et optons pour une plage plus au calme à Jimbaran. D’ici, on peut se baigner plus sereinement, malgré la puissance des vagues qui nous font un peu mal. Nous sommes tout de même fragiles. Après un goûter Mac Do (c’est pas de notre faute si le wrap est à 75cents), nous rentrons à l’hôtel pour une petite toilette, un apéro, un trivial pourcuite et patati et patata. Rerererere-belote : taxi-kuta-sky garden-taxi-dodo. Vous avez peut-être assimilé le schéma. Terminé bonsoir.

Encore une journée sans acti où s’enchaînent jeux, transat, coca et mie goreng. Le seul moment fun de la journée sera le film d’horreur que nous regarderons sur la télé. Margaux en fit même des cauchemars toute la nuit. Trop bien.

Voilà qu’arrive le dernier jour de notre périple asiatique. Marg et nous-même avons un avion dans la soirée, aux alentours de 22h, ce qui nous permet de profiter de notre dernière journée. Val et Sev doivent tout d’abord s’activer pour trouver une location de vans à bas coût. En effet, nous atterrissons le lendemain et sommes sans domicile fixe. Pas malin, mais nous avons fait tellement de visites à Bali que nous n’avions vraiment pas le temps de nous y prendre auparavant… Après quelques échanges de mails, nous trouvons une solution et réservons à distance un véhicule chez « Spaceships », qui paraît la solution la plus adéquate à notre budget et au parcours que nous avons prévu (arrivée à Cairns au Nord Est du pays, départ de Sydney au Sud Est). Margaux quand à elle check les moyens de rentrer sur Vannes depuis Roissy. La pauvre Béatrice qui essaye pourtant d’aider la belle en prendra plein la figure, vraiment pas sympa (nous on t’aime Béa). Une fois ceci terminé, nous décidons d’aller surfer une dernière fois avant de partir. Nous faisons l’aller-retour jusqu’au spot en taxi et rentrons en fin d’aprèm. Nous bouclons nos backpacks et quittons Harris, notre hôtel d’amour. Margaux bien évidemment se craque et s’arrête dans le terminal international avec nous alors qu’elle a une escale à Jakarta. C’est un peu en speed que nous nous quittons avec un gros câlin. Très belle aventure ensemble, Margaux étant un super pote de la vie nocturne. De notre côté, comme à notre habitude ces derniers temps, l’avion a du retard. Départ à 1h10 au lieu de 23h. Lorsque nous allons nous enregistrer, nous faisons face à un gros problème. Les mecs nous disent que nos billets ont été annulés et que nous ne pouvons partir. Sauf que si, on va partir ma gueule. Nous appelons Isabelle, de l’agence Celtea à Vannes, avec qui nous avons booké notre billet world tour et expliquons la situation. Personne ne comprend ce qu’il se passe et nous multiplions les appels grâce au téléphone portable du responsable de la compagnie aérienne. Il ne peut pas bosser pendant 1h30 du coup mais ça n’a pas l’air de le déranger. Tout s’arrange au bout du compte (sans le décalage horaire, on était cuits) et nous sommes heureux comme des princes. En effet, nous allons enfin quitter les faces de quetsche et nous en sommes ravis.

Bref, c’est de loin le pays où nous avons fait le moins de choses. C’est aussi celui que nous avons le moins aimé, malgré la présence de notre magnifique Marg. C’était vraiment très sympa d’être à trois, on a bien rigoulé. Nous avons quand même vraiment hâte de quitter l’Asie. Ça va un temps, mais la plupart des asiatiques sont tellement oppressants dans les endroits touristiques qu’on en devient agressif, et souvent à juste titre ; cf Sev à un vendeur de tatouage sur la plage : « No, all your business is ugly ». Grand moment. Merci.
Mention spéciale à la Birmanie et aux Philippines que nous avons vraiment adoré. Nous avons également vu de très belles choses au Laos, Cambodge et Vietnam et ne regrettons vraiment rien de notre itinéraire. Ainsi se termine ce premier contient. Adios.

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