Indonésie (Bali) – Kuta

Nous arrivons à Kuta aux alentours de 3h du matin et passons la douane les doigts dans le pif. Merci au douanier qui est en pleine rigolade avec son collège et qui ne regarde pas d’un cul l’écran, ce qui nous sauve notre précieux liquide ainsi qu’un paquet de pognon. Nous avions préalablement réservé un hôtel cosy avec piscine (le Flora) pour 6 nuits. Margaux arrivant 3 jours après nous, on essayera de la glisser avec nous sans payer de supplément.

Comme d’hab, après une nuit de voyage, nous décollons rarement de notre chambre avant midi. On commence notre petit tour du propriétaire en repérant la plage, les boîtes de nuit et le Mac Do évidemment. Kuta, est, comme indiqué dans les guides, une grande ville ultra touristique et blindée d’australiens. Il est vrai que pour eux la vie n’y est vraiment pas chère. On peut comme presque partout en Asie s’en tirer pour 1€ le repas et dormir dans de beaux hôtels pour très peu également. Après un petit tour à la plage, on se prépare très très rapidement à prendre l’apéro. La ville étant blindée de night-clubs, on ne peut plus attendre. Ça fait trop longtemps qu’on n’a pas bougé notre booty sur un grand dancefloor. Nous nous dirigeons vers le Sky Garden (énorme boîte avec 7 salles) une première fois à 21h pétante afin de profiter d’un buffet gratuit ainsi que d’un « free drinking » pendant 1h. Premièrement, le buffet est en fait payant et deuxièmement, les verres qu’ils servent sont vraiment fait pour les petites bites d’australiens. Vraiment 0 alcool, donc nous décidons rapidement de revenir à l’hôtel terminer l’apéro comme il le faut. Nous y retournons plus tard dans la soirée. L’histoire se répète, comme à l’accoutumée, nous nous perdons et nous retrouverons quelques heures plus tard à la maison.

Le lendemain est essentiellement consacrée aux séries dans le lit et au Mac Donald. Nous y passons et repassons mainte et mainte fois pour se refaire la fleur intestinale comme il se doit. On décide quand même de se bouger le fion pour aller voir le match d’Arsenal le soir. La déception est au RDV comme souvent avec les gunners ces derniers temps. C’est pas trop grave, nous ne sommes pas si touchés que ça par cette défaite et pouvons aller nous coucher tranquilou avec la douce pensée que la petite Margaux arrive le lendemain.

Encore une journée branlette à la plage, où les indonésiens viennent nous emmerder toutes les 20 sec pour nous vendre des glaces, des cours de surf, des massages, des boissons, des tatouages, des trucs pour tenir ta tête quand tu es sur ta serviette mais également des sarbacanes. C’est un défilé incessant et insupportable, vraiment relou. Dans cette journée plutôt inutile jusqu’alors, nous prévoyons la location de surfs pour le lendemain. Nous n’avons pas taquiné la vague depuis trop longtemps et pour des surfeurs ascendant snowboarders comme nous, c’est vraiment pas facile à gérer.
Margaux la princesse arrive en fin d’aprèm, et nous sommes très heureux de l’accueillir. Le problème c’est qu’elle est blanche comme un cul. Pas beau à voir mais c’est pas de sa faute. La pauvre n’a pas eu d’été depuis deux ans étant donné qu’elle a voyagé en Afrique du Sud quelques mois plus tôt. Nous l’accueillons avec une grande nouvelle : « ce soir, tu vas picoler avec nous ». Sportive de haut niveau depuis son plus jeune âge, cela l’enchante malgré les 24 heures de voyage dans les pattes. Après distribution des affaires que nos mamans ont donné à Marg avant son départ (encore merci pour les slips Bridget), nous allons manger un Mie Goreng (noodle + chicken) juste en face de l’hôtel chez une gentille madame, comme à notre habitude. C’est ici que nous faisons la rencontre d’un énorme blaireau français comme on les aime. On papote un peu avec lui, il nous dit qu’il est actuellement en vacs ici et qu’il travaille dans le bâtiment à Darwin en Australie. Nous lui racontons à notre tour notre périple puis nous lui demandons ce qu’il fait dans la vie normalement. Sur ce point vient une réponse tout en modestie « alors moi en fait je faisais du théâtre à Marseille, mais ça ne m’intéresse pas de percer en France, je ne vise que l’international ». En fait tu parles pas bien anglais et t’es timide petit loser. Excellent. Après l’avoir quitté, nous nous mettons à jouer aux cartes et lançons la session tize. Nous retournons au Sky Garden et deux team se détachent : celle de Marg et Sev ainsi que la solo Val.

Nous nous réveillons tout doucement et allons faire découvrir à Marg la ville. Nous mangeons et filons au spot de surf. Après d’âpres négociations, nous sommes hésitants au début de la session mais retrouvons rapidement notre niveau qui a fait de nous des champions du monde en 2006, 2007, pas 2008 et 2010. On se fend la poire dans des vagues sympatoches pour du longboard. Après quelques coca et sandwich du domac bien mérités, nous prévoyons encore une soirée Sky Garden. Jamais deux sans trois. L’alcool a du mal à monter et pour une fois, on se lance assez tardivement à l’assaut de notre boîte préférée. Mauvaise idée, car il y a moins de monde que les fois précédentes. Cela ne nous empêche pas de nous spliter une nouvelle fois en deux équipes : Val+Marg et Sev solo qui préfère rejoindre un bar diffusant la fessée de José Mourinho au PSG. Fans depuis notre plus jeune âge du club de la capitale, c’est un énorme coup de massue sur la tête. Nous rentrons vers 6h du mat direction la piscine de l’hôtel pour un petit plaisir fraîcheur.

La journée suivante se déroule sous les mêmes auspices. Session surf, petits achats et bouffe à gogo. Mais cette fois-ci, cela se terminera au dodo avant minuit. En effet, nous partons le lendemain pour Ubud et sa célèbre Monkey forest. Pas d’alcool au programme, seulement des visites. Enfin.

P.S : Pas une seule photo pour cette ville (on ne prend pas l’appareil avec nous la nuit désolé)

Indonésie (Bali) – Ubud

La dernière nuit à Kuta est extrêmement compliquée. Val et Margaux n’arrivent pas à trouver le sommeil, et le pauvre Sev qui se trouve dans le même lit que la demoiselle en subit les conséquences. Vas-y que je me retourne toutes les 3 minutes en piquant la couette une fois sur deux pour t’empêcher de dormir toi aussi. Petite ****. À 8h, Sev abandonne et préfère dormir par terre, ce qui lui vaudra 2h de récupération de plus que les autres, mais pas moins de mauvaise humeur (Margaux prendra pour son grade durant cette journée). En quittant l’hôtel, la réceptionniste grille que nous étions trois dans la chambre depuis 3 nuits. C’est donc 300000 roupies (20€) qu’elle nous demande. Désolé ma vieille mais ça va pas le faire. -« Non, en fait elle avait un autre hôtel où elle dormait, elle prenait juste l’apéro avec nous. Elle n’a dormi là que cette nuit ». -« Heuuu peut-être, alors 100000 roupies svp ». On préfère ça. Il est maintenant temps de négocier un taxi pour Ubud, histoire de visiter quelques trucs, parce que ça fait quand même une semaine qu’on ne fout strictement rien.

Après 2h de taxi dans les bouchons, avec quelques singes en fin de route qui commencent à bien faire flipper Margaux, nous arrivons dans notre petit hôtel. Après un déjeuner copieux (2 plats pour Sev et Val), qui dure 2h à cause de l’attente, nous décidons de nous rendre à la Monkey Forest pour prendre quelques photos avec les singes. Ayant été prévenus que ces petites bêtes volaient tout ce qu’ils pouvaient (même les lunettes sur le pif), nous prenons nos précautions et n’amenons pas grand-chose.

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Le temps n’est malheureusement pas au rendez-vous et Margaux et Val ne sont vraiment pas fans de ce genre d’animaux. Nous ne traînons pas et partons nous acheter un petit goûter, vu que ça fait hyper longtemps qu’on n’a pas mangé… Nous terminons la journée à la pistoche et dans le plumard, suivi d’un resto thaï pour Margaux et Val tandis que Sev préfère rester se reposer (sur l’iPad).

Alors que nous avons vraiment besoin de récupérer après les deux précédentes nuits compliquées, une petite surprise nous réveille vers 7h : 3 singes sur notre balcon qui nous carottent nos affaires. Comme des cons on a laissé les clefs de la chambre, des fringues, et surtout des cacahuètes… Pas malins les types. Sev se dévoue pour essayer de sauver les affaires et réussit à tirer le séchoir dans la chambre. Pour la clé qui est un peu plus loin, c’est un duel de regards qui s’établit avec une des bêtes. Feinte, double esquive et la clef est en main, mais le singe n’a pas l’air heureux de cette visite et commence à faire flipper. Nous leur laissons à contre cœur la bouffe mais personne ne veut remettre un pied dehors. Bilan des courses : un gros sachet de cacahuètes, deux sachets de chocolat en poudre et une fin de paquet de mikados. Nous pouvons enfin reprendre notre nuit. Au réveil, les petits voleurs se sont fait chasser par les employés de l’hôtel, et nous prenons donc tranquillement un petit dej. Au programme, location de deux scoots pour la journée et visite du volcan de Batur et des environs. Nous enfourchons nos bécanes et c’est parti pour une heure de route en direction des rizières de la région. Nous lâchons quelques roupies pour garer nos scoots afin d’apprécier le site. Tout simplement superbe. Le vert est d’une couleur intense et c’est encore différent de ce que nous avions pu voir aux Philippines.

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Nous reprenons ensuite la route vers Batur et descendons au lac du même nom, en lâchant une nouvelle fois quelques roupies. C’est assez impressionnant de voir une étendue d’eau comme celle-là au pied d’un si gros volcan.

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Nous souhaitons nous baigner dans les célèbres courants chauffés par ce dernier, mais nous ne trouverons jamais le lieu. Le temps étant plutôt très gris, nous ne nous attarderons pas. Nous remontons donc la montagne jusqu’au volcan pour manger un petit mie goreng avant d’attaquer la quête du mont. Nous sommes prévenus : une fois arrivés à proximité, les guides vont jusqu’à agresser les gens physiquement pour que ceux-ci payent l’ascension. Nous préparons donc déjà nos plans pour esquiver ça comme des filous. Pas besoin d’élaborer un truc de fou, le temps se gâte sérieusement et ce sont de véritables trombes d’eau qui s’abattent sur notre gueule. Nous ne voyons plus rien à 200m et annulons donc l’après-midi. Le problème est maintenant de redescendre vers l’hôtel… Nous attendons que ça se calme un peu et partons. De toute manière, on n’allait pas rester l’aprèm dans un bouiboui. Au bout de 200m, il se remet à flotter comme jamais, et il nous faut moins d’une minute pour comprendre que nos vestes Quechua ne sont pas vraiment imperméables comme promit. Fait chier. Nous arrivons trempés de la tête aux pieds à l’hôtel, où nous attendent quelques rayons de soleil réconfortants. Sev et Margaux feront aprèm piscine pendant que Valen passera une grande partie de son temps libre aux toilettes. Les symptômes d’une nouvelle gastro se font ressentir. À notre arrivée à Bali, Domi la mère de Sev nous avait dit de faire attention aux œufs car il était courant de tauper la salmonellose dans ce pays. Sev écoutant toujours ce que lui dit sa maman, il a refilé les œufs de tous ses plats à Val qui était très heureux. Après quelques mails et recherches sur doctissimo, c’est donc bien d’une salmonellose qu’il s’agit et le temps de récupération s’annonce beaucoup plus long que prévu. Aïe. Le malade restant cloué à la cuvette, c’est une nouvelle fois en amoureux que Margaux va dîner, mais en changeant de partenaire. Elle amène d’ailleurs toutes ses conquêtes au même endroit, et c’est donc de nouveau le resto thaï qui nous accueillera pour un pad thaï.

Pour notre dernier jour à Ubud, la journée de Valentin se résume en 3 mots : lit, piscine, toilettes. Les deux autres loustiques louent de nouveau un scoot pour la journée afin de visiter des temples (Margaux n’en ayant pas encore vu, ça s’annonce plutôt cool pour elle). Malheureusement, au bout d’une petite dizaine kilomètres, c’est reparti pour la pluie. Après quelques minutes de réflexion, accélérée par l’intensité grandissante de la flotte, Sev et Gaux décident de rentrer. Cette dernière fera d’ailleurs son classique boudin pendant quelque temps (pas contente de la météo, donc faut pas l’emmerder). Pour la remotiver (et pour ne pas avoir raqué les scoots pour rien), les deux se remettent en route pour la maison/musée du peintre Blanco qui se trouve à seulement 2km. C’est l’occasion d’apprécier un beau jardin avec de jolis oiseaux, une belle baraque avec une belle vue, et des toiles avec beaucoup de meufs à poil.

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De retour à l’hôtel, nous avons le temps de planifier le reste de notre séjour et décidons de nous rendre sur les îles Gili le lendemain matin. Nous commençons les petits calculs avec les infos du routard, et, en gros, c’est soit on prend un speed boat (3h) à 35€ l’aller par personne, soit un bus + 2 ferry + un bateau (10h en tout) pour 10-15€. Nous n’avons pas 70€ chacun à lâcher pour un aller-retour, et nous avons encore moins 20h à perdre dans les transports. Sev et Marg se lancent donc dans la rue prêts à négocier sec. La première agence annonce les prix attendus, et nous décidons dans la seconde d’y aller au culot, notre objectif étant de tauper un speed boat pour environ 35€ aller-retour. Nous réussissons finalement à négocier le bordel à 25€ par tête, soit le prix de base du ferry ! Par rapport à ce qu’on voit sur les forums, nous faisons vraiment une super affaire. Reste maintenant à savoir si Valen pourra sortir de son lit le lendemain matin… Réponse dans le prochain article !

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Indonésie (Bali) – Ubud

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Indonésie (Bali) – Gili Islands

Nous nous levons à 6h30 afin de tauper la navette devant l’hôtel à 7h. Bien que ce soit très compliqué pour lui, Val sort du pieu et finit son sac que Sev lui a gentiment commencé la veille (assisté). Le petit dej nous est servi dans la chambre à cause de ces putains de singes qui squattent la terrasse de la piscine. D’ailleurs, pour sortir de la chambre, c’est la galère puisque deux petits cons nous barrent la route. De toute façon pas le choix, on ne va pas rester bloqué là ! Nous entamons une marche rapide et, direct, un des deux bestiots rentre dans la chambre pour déguster les dernières tartines. Chaud. On espère ne rien avoir oublié mais même si c’était le cas on ne refoutrait pas les pieds la dedans. Après une demi-heure d’attente à cause du chauffeur en retard (décidément…), nous grimpons dans un minibus direction Padang Bai. Une heure de route et de nouveau une demi-heure d’attente avant de prendre le fameux speed boat pour Gili Trawangan. En sortant du bateau, nous nous faisons agresser pour une accommodation comme nous nous y attendions, mais nous préférons repousser tous ces relous afin de prendre notre temps pour choisir le bon hôtel. Nous nous arrêtons donc manger un bout au petit Gili, resto sympa tenu par un français, et checkons les différentes offres sur l’Internet. Un petit hôtel non loin de là où nous sommes (condition importante au vu de l’état de santé de Val) retient notre attention. La chambre nous plaît mais Margaux n’est point heureuse qu’il n’y ait pas de piscine. Désolé chérie mais on n’a pas les ronds pour des hôtels de luxe pour tout notre trip ! Nous souhaitons donc réserver mais l’hôte ne parle pas vraiment anglais. En tout cas, il veut nous faire payer + cher qu’avec Agoda, et nous sommes obligé d’utiliser son wifi pour commander en ligne plutôt qu’il nous fasse directement le discount… Malin le mec. Une fois installés, Val reste de nouveau au lit pendant que Sev et Margaux finissent l’aprèm sur un transat au bord de l’eau avant de dîner un festin au marché de nuit pour quelques roupies.

Lundi, c’est jour de repos. Nous nous réveillons assez tard avant de louer 3 bicyclettes pour les prochains jours. Nous commençons le tour de l’île puis, après quelques coups de pédale, nous nous arrêtons au sud (du moins c’est ce que nous estimons). Que nenni, après vérification nous nous trouvons déjà au nord. On se dit alors que l’île est vraiment petite et qu’on risque de bien s’emmerder pendant les 4 jours restants. Nous sortons palmes et tubas, et c’est parti pour une petite session snorkeling. Superbe, la visibilité est de 10m, il y a plein de poissons que nous n’avions pas encore vus et des beaux coraux précédant un tombant impressionnant (on ne voit plus le fond très rapidement).

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Sev prête son matos à Margaux pour qu’elle puisse elle aussi apprécier le moment, mais elle hésite. – « Ça fait trop d’animaux que tu crains Margaux, il faut faire un choix des bêtes qui te font vraiment peur ». – « Bon ok j’y vais ». Pas compliquée à convaincre la petite. Après 3h à la plage, la journée est déjà trop fatigante pour le malade qui retourne se coucher. Les deux autres finissent sur une sorte de plumard à la plage où tout le monde se baigne, et sur le lit d’à côté, Margaux reconnaît Carolane (dont les boules de Max se souviennent) qui faisait de la danse avec elle à Vannes. Le monde est petit ! La journée se termine, nous sommes à Gili Trawangan… Il est temps de picoler bordel ! Val passe son tour pour cette fois, et après quelques verres, Sev et Marg terminent au Marlin, une sorte de boîte/bar où les 3/4 des touristes de l’île viennent se foutre la gueule. Très bonne ambiance.

Mardi, c’est re jour de repos. On se relève tard, on reprend les vélos, on retourne au nord, et on refait du snorkeling. Tout est identique à la veille mis à part le fait que Margaux et Sev ont le même état physique que Val. Nous rentrons donc tous ensemble, mais à l’hôtel il n’y a rien à branler. Il y a une bouilloire, donc Sev va tenter le fameux plat traditionnel (mie goreng), mais en sachet-noodles (sans légumes et sans viande, juste des noodles au bon goût quoi). 2500 roupies la portion, soit 15cents d’euro. Très malin. La première tournée est un bel échec à cause de Margaux… « Ah tu manges jamais ça en France ? Moi j’en fais tout le temps, tu fous tes épices dans l’eau et après tu bouffes tes noodles. » Bah nan. Du coup Sev se retrouve avec une soupe épicée et des pâtes sans goût. Merci. Pour la deuxième tournée, il suit à la lettre les indications et là ça régale. Ça va y aller les goûters mie goreng la semaine qui suit !

Mercredi, nous décidons de faire une journée snorkeling en prenant un bateau et pour visiter Gili Air. Val passe tout d’abord à la clinique pour checker son état de santé général pendant que Sev et Marg s’en vont négocier les prix. Val se pèse… 61kg. Waw ! 15kg en moins depuis le départ, ça cogne ! La fille lui dit que sa pression sanguine est pourrie et veut lui refiler quelques médocs en attendant de faire d’autres examens sur Bali dans quelques jours. Val lui demande s’il ne serait pas préférable de quitter l’île pour aller à l’hosto direct, ce à quoi elle lui répond « peut être que c’est une bonne idée ». Merci. Changement de programme, il est 11h20, les bateaux partent à midi, Val doit rentrer à l’hôtel faire son sac et on doit lui trouver un boat. La compagnie que nous avons payé refuse qu’il soit rapatrié, même en urgence, car le bateau est plein à craquer. Nous voyons donc avec le gérant de l’hôtel qui appelle plusieurs compagnies avant de nous annoncer que tous les bateaux sont pleins et qu’il est impossible de rentrer, même en urgence. Incroyable. Petite parenthèse, Margaux a accepté ce mec sur Facebook et il commente toutes ses photos par des « Nice!!! Kiss kiss ». Nous ne baissons pas les bras et Sev retourne à l’agence dans laquelle nous avons déjà un ticket pour négocier pendant que Val arrive à pied avec son backpack. Le mec ne lâche pas, et montre une feuille avec déjà une vingtaine de personnes enregistrées en plus du nombre max du bateau. Mais quand il entend les mots « other company », il sort un blanco, efface un nom du début de liste et nous file un ticket. Bali style. Nous voilà rassurés, Val va pouvoir aller raquer une clinique australienne pour chier dans un gobelet. Il est déjà trop tard pour le programme initialement prévu, et Margaux et Sev finissent tranquillement la journée à la plage avant de reprendre une cuite.

La fin de l’article concerne donc les deux survivants de Koh Lanta Trawangan. Le lendemain de cuite est très très compliqué, mais nous nous levons tout de même pour faire cette journée en bateau tant attendue (seule « vraie » activité à faire ici au final). Nous réservons donc avec le nouveau meilleur pote de Margaux en négociant comme il faut. En arrivant sur le quai (bien à la bourre), nous voyons le bateau partir devant nos yeux. Merde. Au final, en nous voyant, le « capitaine » fait demi-tour et on débarque là-dedans comme des fleurs. Le nombre de personnes est impressionnant, une vraie usine le bordel. Tout le monde nous regarde de travers, mais on en a pas mal rien à foutre vu notre état. Le voyage en mer est une épreuve, et le premier bain est une délivrance, mais Margaux ayant zapé ses palmes sur l’île, elle devra se taper les 3 zones de snorkel sans. Un peu d’exercice ça fait pas de mal ! Durant cette ballade, nous apercevrons tortues, serpents de mer, poissous et coraux, la routine quoi. C’est sympa mais dès qu’on remonte sur le bateau c’est trop dur.

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Nous nous arrêtons manger sur Gili Air, qui est en soit une belle arnaque de la compagnie qui nous fait le tour. En fait, les 30 touristes du bateau bouffent tous dans le même resto et les deux heures sur l’île sont en fait réservées à l’attente du burger commandé. Nous ne verrons donc rien de cette petite île, et reprenons la mer. Dans le fond, nous espérons qu’il n’y aura pas d’autre plongée… Nous n’avons qu’une envie, c’est de retrouver le plumard au plus vite. Nos vœux sont exhaussés et en gros, la journée se termine ici. Nous devons faire nos sacs pour le départ vers Uluwatu, mais bon, ça attendra demain matin. Nous terminons donc ce séjour sur les îles Gili par une bonne gueule de bois, ce qui n’est apparemment pas rare ici.

Indonésie (Bali) – Uluwatu

Nous décidons au dernier moment de nous faire un gros plaisir pour la fin de notre séjour. L’envie de se poser dans un endroit sympa et calmos nous ronge, et Val étant en phase de rémission, cela tombe bien. Nous décidons de réserver un hôtel 4* (Harris) avec piscine, chambre confort, salle de sport… On ne se ruine pas non plus pour moins de 10€/personne la nuitée. Val arrive de son côté de Kuta aux alentours de midi pour le Check in, tandis que Sev et Marg débarquent directement des Gili vers 16h. L’accueil de l’énorme piscine est plutôt sympa pour terminer cette journée déjà bien entamée. Nous ne prévoyons rien d’autre que la farniente. Baignades et films dans la chambre sont nos seules activités jusqu’au lendemain.

Après une nuit climatisée et chacun dans son petit lit (gros plaisir pour tous de dormir seul), nous décidons de louer des scooters pour aller découvrir les temples en bord de falaise ainsi que les gros spots de surf de la région (mondialement reconnus). Nous débarquons en fin de matinée aux temples d’Uluwatu où la vue est impressionnante mais où les temples sont impossibles à approcher pour cause de travaux. Pas cool. Nous apprécions quand même le spectacle des singes qui sautent sur tous les chinois qui ont de la bouffe.

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À deux km de là, par la route, nous nous rendons à Uluwatu beach. C’est un amas de petits bars et restaurants sur plusieurs étages surplombant la mer de quelques dizaines de mètres. Nous dégustons quelques trucs bien gras et profitons du spectacle majestueux du paysage. Les vagues sont monstrueuses et les surfeurs sont vraiment très bons. C’est vraiment un truc de champion. Pour des raisons techniques de mort assurée, on ne s’y risquera pas.

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D’après le routard, un spot plus tranquille (Dreamland) pour « débutant » nous attend à une dizaine de kilomètres de là. Nous passons par la jolie plage de Padang-Padang sur la route et trouvons tant bien que mal Dreamland. Nous nous demandons qui a écrit ce genre de conneries mais nous n’avons pas la même notion de « débutant » que vous les gars. Les vagues sont immenses et se cassent sur le sable, c’est un véritable bordel. De plus, un énorme orage se prépare, et il ne lui faudra pas longtemps pour nous péter sur le nez. Nous avons juste le temps de se réfugier sous une gargote sur la plage, ce qui nous permet de profiter du spectacle et de prendre de jolies pix. Nous patientons quelque temps, sachant pertinemment que nous allons prendre une branlée pluvieuse en rentrant en scoot. À un moment, il faut bien décoller, et comme prévu, lorsque nous arrivons sur une grosse 4 voies, une énorme averse nous crucifie. Avec la vitesse, ça nous fait bien douiller, mais ainsi va la vie. Nous arrivons détrempés à l’hôtel. Le temps n’est pas un obstacle pour la fin de journée car nous prenons vite l’apéro. C’est la reprise pour Val depuis sa maladie, et ça se passe plutôt bien. On ne change pas une équipe qui gagne, et nous décidons d’aller en taxi à Kuta au Sky Garden. 25 min pour 4,5€ par trajet. Plutôt habile. Tout se passe bien, ça déconne et nous rentrons tous ensemble par taxi au petit matin, avec un joli stop au mcdo pour un concours de la plus grosse commande.

L’absence totale d’activité définit ce lendemain de fiesta fantastique entre finale de Top Chef (dommage Thib), séries, Loup de Wall Street, bouffe et transat à la piscine. Rien de plus au programme, cool life. A+ bonne nuit.

Nous décidons de retenter notre chance à Dreamland beach, en se disant que le mauvais temps était à l’origine des grosses waves de l’autre jour. Que dalle ouai, toujours la même chose.

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Sev tente quand même de prendre un bodyboard. C’est apparemment très sportif et la location initiale de deux heures tourne court. À bout de souffle et physiquement atteint, il nous revient sur le sable 30 min plus tard avec une petite baisse de tension. C’est ça le sport extrême. Un bon coca et la machine est relancée. Nous changeons de spot et optons pour une plage plus au calme à Jimbaran. D’ici, on peut se baigner plus sereinement, malgré la puissance des vagues qui nous font un peu mal. Nous sommes tout de même fragiles. Après un goûter Mac Do (c’est pas de notre faute si le wrap est à 75cents), nous rentrons à l’hôtel pour une petite toilette, un apéro, un trivial pourcuite et patati et patata. Rerererere-belote : taxi-kuta-sky garden-taxi-dodo. Vous avez peut-être assimilé le schéma. Terminé bonsoir.

Encore une journée sans acti où s’enchaînent jeux, transat, coca et mie goreng. Le seul moment fun de la journée sera le film d’horreur que nous regarderons sur la télé. Margaux en fit même des cauchemars toute la nuit. Trop bien.

Voilà qu’arrive le dernier jour de notre périple asiatique. Marg et nous-même avons un avion dans la soirée, aux alentours de 22h, ce qui nous permet de profiter de notre dernière journée. Val et Sev doivent tout d’abord s’activer pour trouver une location de vans à bas coût. En effet, nous atterrissons le lendemain et sommes sans domicile fixe. Pas malin, mais nous avons fait tellement de visites à Bali que nous n’avions vraiment pas le temps de nous y prendre auparavant… Après quelques échanges de mails, nous trouvons une solution et réservons à distance un véhicule chez « Spaceships », qui paraît la solution la plus adéquate à notre budget et au parcours que nous avons prévu (arrivée à Cairns au Nord Est du pays, départ de Sydney au Sud Est). Margaux quand à elle check les moyens de rentrer sur Vannes depuis Roissy. La pauvre Béatrice qui essaye pourtant d’aider la belle en prendra plein la figure, vraiment pas sympa (nous on t’aime Béa). Une fois ceci terminé, nous décidons d’aller surfer une dernière fois avant de partir. Nous faisons l’aller-retour jusqu’au spot en taxi et rentrons en fin d’aprèm. Nous bouclons nos backpacks et quittons Harris, notre hôtel d’amour. Margaux bien évidemment se craque et s’arrête dans le terminal international avec nous alors qu’elle a une escale à Jakarta. C’est un peu en speed que nous nous quittons avec un gros câlin. Très belle aventure ensemble, Margaux étant un super pote de la vie nocturne. De notre côté, comme à notre habitude ces derniers temps, l’avion a du retard. Départ à 1h10 au lieu de 23h. Lorsque nous allons nous enregistrer, nous faisons face à un gros problème. Les mecs nous disent que nos billets ont été annulés et que nous ne pouvons partir. Sauf que si, on va partir ma gueule. Nous appelons Isabelle, de l’agence Celtea à Vannes, avec qui nous avons booké notre billet world tour et expliquons la situation. Personne ne comprend ce qu’il se passe et nous multiplions les appels grâce au téléphone portable du responsable de la compagnie aérienne. Il ne peut pas bosser pendant 1h30 du coup mais ça n’a pas l’air de le déranger. Tout s’arrange au bout du compte (sans le décalage horaire, on était cuits) et nous sommes heureux comme des princes. En effet, nous allons enfin quitter les faces de quetsche et nous en sommes ravis.

Bref, c’est de loin le pays où nous avons fait le moins de choses. C’est aussi celui que nous avons le moins aimé, malgré la présence de notre magnifique Marg. C’était vraiment très sympa d’être à trois, on a bien rigoulé. Nous avons quand même vraiment hâte de quitter l’Asie. Ça va un temps, mais la plupart des asiatiques sont tellement oppressants dans les endroits touristiques qu’on en devient agressif, et souvent à juste titre ; cf Sev à un vendeur de tatouage sur la plage : « No, all your business is ugly ». Grand moment. Merci.
Mention spéciale à la Birmanie et aux Philippines que nous avons vraiment adoré. Nous avons également vu de très belles choses au Laos, Cambodge et Vietnam et ne regrettons vraiment rien de notre itinéraire. Ainsi se termine ce premier contient. Adios.

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