Birmanie (Myanmar) – Yangon

Nous débarquons à Yangon, la capitale, à 00h30 heure locale (2h00 heure HK). Exténués, sans logement ni connaissance de la ville, nous nous apprêtons à passer un sale moment. C’est d’ailleurs bien parti à la vérification des visas où nous faisons 1h de queue. Par bonheur, nous avions un screenshot sur iPad de l’auberge la mieux notée du site internet Tripadvisor. Ne sachant pas s’il y a des lits disponibles ni même si quelqu’un sera à la réception pour nous accueillir, nous nous présentons à l’improviste à la recherche de n’importe quelle solution pouvant nous offrir un peu de répit. Finalement chanceux, une chambre plutôt cosy nous y attend afin d’y passer la nuit.

La température au réveil est plutôt convenable (25°C), ce qui nous met dans de bonnes dispositions afin de partir à l’assaut d’une journée riche en visites de tous genres.

Nous commençons par essayer de nous repérer dans toutes ces rues plutôt atypiques et traditionnelles, mais pas franchement bien indiquées. Nous constatons une odeur « étrange » dans toute la ville dont nous trouvons rapidement la source : les birmans chiquent une sorte de tabac rouge et crachent des « mini galettes » du délicieux mélange salive-nature. Par ailleurs, si vous trouvez que les gens klaxonnent à Paris, vous allez être servis au Myanmar ! Ici il est utilisé pour prévenir qu’on va doubler, même les piétons au bord de la route… On s’y fait assez vite au final. Au bout de quelques minutes de réglages, nous partons vers la pagode Sule et les jardins de Mahabandoola au sud de la ville.

Jardins de Mahabandoola

Jardins de Mahabandoola

Nous remontons ensuite vers le Nord direction le zoo en passant par le marché Bogyoke, très réputé ici. Le zoo n’est pas franchement une étape nécessaire, lorsque l’on voit les conditions dans lesquelles vivent les animaux. Ne travaillant pas pour Greenpeace, nous n’avons pas pu dire la moindre chose, mais ce fut assez effarant de voir une aussi belle faune en malnutrition et entassée dans des mini cages. D’ailleurs, nous n’y avons pas croisé le moindre touriste.

Marché Bogyoke

Marché Bogyoke

Suite à cela, il est largement temps d’aller déjeuner. Nous trouvons un petit resto pas trop cher indiqué dans notre guide, près de l’ambassade de France, mais surtout de la pagode Shwedagon. Lieu incontournable et passage obligatoire, cette pagode est aux bouddhistes ce que La Mecque est aux musulmans. Tout le monde y vient sur son 31, ce qui signifie de ne rien porter au dessus des genoux (cela nous vaudra l’obligation de porter le « pantalon » traditionnel durant la visite) et surtout d’enlever chaussettes et chaussures à l’entrée. Architecture magnifique en or, millions de statues et lieux de prières nous accueillent dans cet espace unique au monde où nous resterons jusqu’au coucher du soleil.

Pagode Shwedagon

Pagode Shwedagon

Il ne nous reste pas grand chose des 100 000 kyats (75€) que nous avions retiré à l’aéroport. Notre première journée en Birmanie est donc au final un peu chère étant donné que chaque activité décrite ci-dessus coûte des ronds. Il va falloir faire gaffe !

De retour à la guest house, nous nous installons en dortoir où nous échangeons quelques expériences avec d’autres routards. Après une courte nuit, direction Bagan « la ville aux 3000 temples », que nous rejoindrons en 10h (1h de taxi + 9h de car). Une journée bien chargée est donc selon nous suffisant pour visiter la capitale birmane.

PS : On oubliera pas les chansons de Tchang à l’accueil de la guest house.

Birmanie (Myanmar) – Yangon

Birmanie (Myanmar) – Bagan

Tous justes sortis du bus, nous nous faisons accoster par une demi-douzaine de birmans cherchant à nous emmener en taxi sur New Bagan (a 12km). Nous négocions une petite calèche qui nous conduira à l’auberge. Les paysages sont incroyables et nous apercevons déjà des dizaines de temples sur les côtés de la route. Les Birmans ici sont également adeptes du Klaxon mais surtout de grands « coucous » accompagnés de larges sourires lorsqu’ils nous croisent. Plutôt sympathique comme ambiance, après les chinois ça dépayse !

Arrivée à Bagan

Arrivée à Bagan

Le matin venu, nous allons louer des scooters électriques et c’est parti pour quelques heures de balades tous terrains vers Old Bagan. Les temples sont présents partout et à perte de vue. Nous visitons les principaux édifices tels que le That-Byin-Hyu, Ananda, Bu-Paya ou alors Shwe-zi-gon à pied, le reste étant principalement reluqué de nos scooters sur des petits chemins en terre.

Super scooter

Super scooter

Nous ne sommes pas passés loin de quelques belles vautres d’ailleurs. Le « chauffeur » de calèche nous ayant conseillé de monter sur le temple de Shwesandaw peu avant la tombée de la nuit, nous nous exécutons. Manque de bol, il faudrait un billet coûtant 15 000 kyats pour y accéder ; nous rebroussons donc chemin, et un peu plus loin, des enfants nous font grimper en haut d’un temple (pour ceux qui ont le vertige, la descente est plus complexe). Pas vraiment permise, cette ascension nous offre un panorama à 360° de toute la plaine sans l’afflux touristique. Le coucher de soleil est tout simplement magique sur la plaine aux mille pagodes de briques rouges. Pour info, en 1990 eut lieu un déplacement forcé de tout le village de (Old) Bagan du site touristique vers le nouveau village de Thiripitsaya (le fameux New Bagan).

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Jeudi, toujours à Bagan, nous souhaitons réserver le car du lendemain pour Kalaw, mais ce dernier étant full, il faudra attendre Samedi. Même programme que le jour précédant, mais par d’autres sentiers plus reculés empruntés à l’improviste. On profite juste de la beauté du pays. Après le déjeuner « Fried vermiceli with chicken + Coca » pour Val et « Stamped Rice + Smecta » pour Sev, direction le Thande Hôtel pour un après-midi transat/piscine pour 5$. Grosse détente. Avant de rentrer se coucher, petit passage au restaurant indien où on mange le meilleur plat du tour pour le moment. Retenez bien : « Chapartee with Curry Beef + Rice », dingue.

Piscine détente

Piscine détente

Dernier jour à Bagan donc, où nous hésitons à faire un copier-coller de la veille. Avides de découvertes (et puis les temples on connaît maintenant), nous décidons finalement d’aller visiter le mont Popa, situé à 1500m d’altitude et à 50km de Bagan. Un ami du gérant de notre Guest House, que nous appèleront Georges Abidbol, nous fait la course aller-retour pour 30$. La route est agréable, et le mont est impressionnant d’en bas. Nous nous apprêtons à souffrir un peu avec les quelques 750 marches à gravir pour atteindre le sommet, mais en réalité l’ascension en compagnie des nombreux singes est plutôt aisée. Au final, nous sommes un peu déçus : nous faisons le tour en 15min et redescendons. Georges qui faisait une petite sieste en nous attendant nous ramène donc sur Bagan où nous buvons un dernier coup en profitant des derniers rayons de soleil.

Mont Popa

Mont Popa

Cette ville nous a vraiment émerveillés par sa beauté et également par sa population ; nous ne pouvons que vous conseiller de vous y rendre si vous partez en vacances au Myanmar.

PS : Nous n’oublierons pas les Chili verts d’une telle puissance qu’ils auront réussi à faire chialer Val.

Birmanie (Myanmar) – Bagan

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Birmanie (Myanmar) – Lac Inlee (Trek)

Nous quittons Bagan à l’aube afin d’attraper le bus pour Kalaw. Vu le confort du car de Yangon à Bagan, on pensait que ce serait également le cas ici. Que nenni, pas de clim, pas de place et des stops tous les 100 mètres. Ça a le mérite de nous faire marrer avec Céline et Faboulous Fab, un couple de français avec qui on a fait la route. À chaque stop, le chauffeur embarque quelques birmans qui ont le droit de s’asseoir sur des petits tabourets en plastique dans l’allée. Pas très cool pour eux, et pourtant, après quelques minutes à la limite de vomir sur les jambes de Val, la voisine ouvre des graines de tournesol et partage avec toutes les personnes qui l’entourent, y compris les touristes (donc nous) : vraiment sympa.

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Arrivés à Kalaw nous nous rendons à Lyly Guesthouse, une auberge tenue par des indiens qui, selon le routard et Pascal le médecin de Sev, organisent très bien le trek pour Inlee. 7$ la chambre double avec petit dej, et 45$ le trek de 55km tout compris sur 3 jours (guide, nourriture, logement, acheminement du gros bagage et bateau sur le lac). Le matin, nous rencontrons notre guide « Atchouk » (phonétiquement parlant), et le reste de notre team de voyage qui se compose uniquement de frenchies : Estelle (alias Zaz), Rodolphe, Nico le boute-en-train, et le meilleur pour la fin Alain le baroudeur français : le mec se plaint tellement à longueur de temps que ça nous fait tous marrer. Bonne ambiance donc. Après 3 heures de marche, on s’arrête au monastère de Sha Bin. Ça emmerde profondément Alain, tous ces trucs religieux ça lui tape sur le système. En plus il faut retirer les pompes, histoire qu’il râle encore un peu plus. Quand on lui dit qu’on s’arrête là pour manger, il s’exécute sans broncher, évidemment. Après une sacrée pause (de 3h, vraiment tranquille ce trek), c’est reparti pour 2h de marche où l’on traverse de très beaux paysages. Alain n’est forcément pas de cet avis : tous les 100 mètres il compare le décor à une région française « puta** on se croirait en Ardèche »  » Mes amis, je vous présente la Corrèze » … Pour lui, pas besoin d’aller en Birmanie pour voir tout ça ! Sacré Alano. Avant le coucher du soleil, on arrive dans le petit village de Kyauk Su. Autour d’un feu, nous buvons une première bière avec une locale afin de faire sa connaissance. Nous nous installons ensuite avec 3 jeunes filles qui faisaient à manger. Elles ne parlaient presque pas anglais, mais nous passerons toute la soirée avec elles et les nombreuses personnes (locaux et voyageurs) qui nous rejoignent. Une soirée vraiment authentique, sans électricité et avec pour principal moyen de communication les mimes. Un vrai bon souvenir. La nuit est extrêmement fraîche et nous comprenons pourquoi les autres trekeurs se foutaient un peu de nous en voyant nos petits sacs.

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Le lendemain, direction le village de Thi Thein, avec un stop au monastère de Yae Grong Toe pour manger. Nous apprenons la mort du « master monk » et croisons de nombreux birmans complètement bourrés. En effet, quand le « maître moine » décède, tous les villages aux alentours sont en fête. Arrivés à destination, nous échangeons une nouvelle fois avec des locaux pendant que le cuisto prépare le dîner, puis finissons la soirée avec une belote entre français. La nuit est plutôt compliquée, étant donné que jusqu’à 5h nous entendons la musique lointaine de la fête du master monk. D’ailleurs, un jeune coq juste en dessous de notre étable s’amuse à gueuler toutes les 2 min également (Alain va donc se charger de le castagner vers 6h du mat). On pensait que les coqs chantaient juste pour annoncer le lever du soleil, et bien pas du tout. Saletés de piafs. À l’aube, nous attendons notre guide en jouant avec les enfants qui ont l’air très content de nous voir. Sev montre comment faire fonctionner son appareil photo à un gamin, et c’est parti pour la séance shooting, le petit adorait vraiment ça et sa sœur tapait la pose. Pas beaucoup de bon clichés mais sur la centaine de photos prise nous en avons gardé deux ou trois tout de même.

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Dernier jour de rando donc, où la route est un peu plus compliquée mais les paysages toujours aussi fabuleux. Un peu plus de 4h de marche rapide pour arriver à In Tien, et 1h20 de bateaux sur le lac Inlee pour rejoindre Nyaung Shwe, point d’arrivée de notre périple. La fatigue se fait alors bien ressentir, et nous sommes très contents d’avoir fait ce trek, qui restera à coup sûr une expérience marquante de notre tour du monde. Il est maintenant temps de trouver un hôtel pour passer quelques nuits ici. Beaucoup d’adresses du routard sont full mais on trouve une chambre à 30$ qui nous va à ravir : baignoire et wifi, un peu de confort après un voyage tout de même éprouvant. Le soir même, Estelle, Rodolphe, Nico et Alain nous rejoignent afin de manger un bon petit plat au marché de nuit accompagné d’une petite bouteille de vin rouge local (pas mauvais d’ailleurs).

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Mardi, nous louons des vélos afin de nous balader un peu autour de Nyaung Shwe. Nous finissons la journée avec une petite dégustation de vin à la vigne de Red Mountain. Extrêmement fatigant d’y accéder à vélo mais la récompense est là : test de 4 vins différents et surtout un coucher de soleil magnifique à l’horizon. C’est la dernière fois que nous côtoyons nos compères de rando, que nous saluons donc s’ils lisent cet article. Le soir même nous cherchons un indien pour manger un Chapati : poulet pour Val et mouton pour Sev. Une nouvelle fois la cuisine indienne nous enchante… Pour un temps. Valen est malade comme un chien le lendemain et je passe donc la journée seul à me balader prêt du lac. Le soir le pti Val est toujours au pieu avec une banane et un coca pendant que je retourne au fameux indien pour apporter la carte du restaurant traduite en français (traduction = un plat gratuit, négocié la veille). Vu que c’est gratuit, je remange ici, et je veux bien évidemment vérifier si c’est le poulet qui est en cause dans le piteux état de santé de mon collègue. Je le regretterai…

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Quatrième jour à Nyaung Shwe où nous négocions un bateau pour 12$ afin de nous faire visiter le lac Inlee en détail.

De nombreux pêcheurs sont présents et nous offrent un merveilleux spectacle. En effet, ils sont les seuls à utiliser la technique qui permet de pagayer avec l’aide de la jambe au bout du bateau tout en pêchant grâce au filet tendu sur une armature de bambou qu’ils tiennent à la main. L’équilibre nécessaire est plutôt high level, c’est pourquoi nous ne nous essayerons pas à cette gymnastique.

Nous parcourons ensuite tous les petits villages flottants qui offrent une panoplie d’artisanats en tous genre.

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Le premier que nous visitons est celui de la fabrication de vêtements de soie et de lotus, qui sont commercialisés dans le monde entier ( il paraîtrait que c’est la meilleure came du monde ). Une visite express nous permettra d’apercevoir de très belles couleurs vives (rose, mauve, orange) et la fabrication d’écharpes, rideaux et draps grâce à des machines d’un autre temps.

Ensuite, vint la visite de la fabrication d’argent. N’étant pas joaillier, nous apprécions cependant le spectacle de la conception. Mais les pièces en elles même ne nous font pas tant que ça d’effet.

Enfin, dernière étape dans la fabrique de cigares. C’est vraiment traditionnel et le travail se fait pièce par pièce à la main. Les travailleuses sont d’ailleurs payées à l’unité. A 0,05€, il est de coutume d’en goûter un. Val endossa le rôle du testeur, avec un cigare à l’anis, qu’il relâche au bout de trois lattes. Vraiment dégueulasse surtout après un gros épisode gastrique.

Nous tenons à préciser que, comme tout bon Français, nous ne lâcherons pas un rond aux personnes nous ayant fait les visites dans ses différents endroits. On paye déjà assez d’impôts en France.

Déjà 5h sur l’eau, il est largement temps de rentrer. Petite surprise sur le retour lorsque nous assistons au tournage de Pékin Express. Fans inconditionnels de l’émission, nous analysons donc qu’il s’agit d’une épreuve d’immunité. Tous les participants sont dans l’eau à la recherche d’indices. Nous apercevons Stéphane Rotenberg (le présentateur de M6) à qui nous faisons des petits coucou comme des enfants. Le futur nous révélera plus tard si nous avons été filmé, on l’espère en tout cas (nous qui essayons de percer dans la téléréalité depuis de nombreuses années).

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La journée bateau terminée, Val va mieux et c’est au tour de Sev de subir les conséquences désastreuses du poulet indien. On vous passe les détails mais c’est plutôt horrible, avec en prime 8h de bus de nuit pour nous rendre à Mandalay. Heureusement qu’il y avait des chiottes dans celui-ci, sinon c’était foutu.