Pérou – Cusco

Bus de merde… Nous ne comprenons pas trop pourquoi il est parti de Copacabana si tôt. Nous avons raté un super coucher de soleil et nous nous retrouvons à 5h du mat à Cusco comme des cons. Nous débarquons à l’auberge Frankenstein, adresse peu chère au vu des prix pratiqués ici. Nous réveillons le chef des lieux (il n’est pas frais) alors que notre réservation ne commence que le soir même. Dommage pour lui, mais on a besoin de pioncer. Il nous annonce qu’il se lève dans 2h et qu’on peut se reposer un peu… C’est 6h plus tard que nous venons le voir comme des fleurs pour lui soutirer des infos sur les choses à faire à Cusco et sur le Machu Picchu. Grand seigneur, il nous offre la nuit précédente (la matinée quoi). Nous sommes habitués à ce genre de pratique, c’est pourquoi ça nous fait marrer qu’il le répète 3x pour bien montrer que c’est un mec sympa. Bref, nous sortons vers la plaza de Armas pour trouver un truc à bouffer, et là, que voit-on planqué entre une banque et un bazar ? Le restaurant de notre meilleur pote Ronald. Ça nous manquait depuis l’Argentine !

Une fois le bide rempli de cochonneries (goûteuses), nous nous rendons à la municipalité pour acheter un « bolleto turistico », indispensable pour effectuer toutes les visites autour de la ville. Sev utilise une nouvelle fois sa carte étudiante de Paris (sticker 2012-2013 enlevé, date d’expiration de la Moneo en guise de mytho), tandis que Val tente une carte vitale. Aucun problème pour Sev, mais ça chauffe entre la fille de la réception et Val. Pas de date d’expiration, pas de prix étudiant. Dommage !

Nous commençons l’utilisation du bolleto par la visite de Saqsayhuamán. Ce sont de superbes ruines tout en haut de la ville, et ce site inca protégeait Cusco. Les scientifiques ne savent d’ailleurs toujours pas comment les Incas ont pu monter toutes ces énormes pierres ici, alors qu’ils ne connaissaient pas la roue.

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Nous enchaînons avec le christo blanco qui surplombe la ville comme à Rio. Il se dit que cette statue a été érigée pour prendre le relais de la protection de Cusco (plus simple de s’en remettre au christ au final). Pour s’y rendre, nous empruntons des petits sentiers où l’on ne différencie plus terre et crottes de lamas.

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Malheureusement, les grillages et projecteurs ne nous permettent pas de faire une jolie photo. Allez hop on continue avec le sanctuaire de Q’enqo, spot sympathique avec sa petite grotte. Nous nous rendons ensuite à Tambomachay, connue pour ses fontaines… minuscules, mais creusées dans la roche par les Incas, sympa.

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C’est blindé de touristes, et nous ne restons pas longtemps. À quelques minutes de marche, nous terminons notre petit tour des environs par Puka Pukará, site surplombant la vallée.

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À savoir que lorsque nous ne marchons pas, nous prenons des petits collectivo à 1sol, soit 25cents. Tranquille. Nous en empruntons d’ailleurs un pour rentrer dans le centre historique de Cusco. Nous sommes bien heureux d’avoir une place assise, c’est fou le nombre de personnes qu’ils arrivent à caser là-dedans ! En arrivant, nous marchons un peu pour arriver au temple du Soleil ou Qorikancha, site tant vénéré par les incas. Une occasion pour Val de vous montrer son nouveau style :

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Il est plutôt triste de savoir que c’est vendredi et qu’il n’y aura pas de picole, mais nous ne pouvons pas perdre de temps au Pérou et décidons donc de nous coucher comme des anges. Ne vous inquiétez pas, on se rattrapera à Los Angeles avec Alex Coude et Marie la sœur de Sev.

Nous commençons la journée par un domac à 11h, avant d’aller tauper un minibus en direction de Ollantaytambo. Ce dernier nous dépose sur la route et s’ensuit une négociation rude avec un chauffeur de taxi pour un combiné Moray-Maras. Le mec accepte de baisser son tarif à condition qu’il attrape des locaux sur la route pour se faire plus de blé. Malin. À Moray, les ruines disposées en cercles et s’enfonçant de 150m dans la terre sont tout simplement superbes.

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Encore une énigme posée par les Incas, mais certains pensent que cette disposition servait à l’agronomie. Ok on prend cette explication.

Nous retrouvons notre chauffeur et prenons la direction de Maras. Situation cocasse sur la route lorsque le taxi s’arrête pour amener une famille de six au prochain village. Trois dans le coffre et on roule à 90km/h en montagne, pas de soucis. À Maras, nous sommes de nouveau émerveillés. Le salar en plein milieu des montagnes ocre est super beau et on croise même deux trois locaux qui récoltent le sel. L’eau qui sort de la terre est ultra salée (on a goûté pour voir), et avec l’évaporation, le sel remonte à la surface et ça donne ça :

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Après une heure de balade à travers les piscines de sel, le chauffeur nous ramène sur la route. Nous y attendons un nouveau minibus avec de la place pour nous rendre à Ollantaytambo. Dix minutes d’attente et 45 de route plus tard, nous voilà dans cet ancien empire inca. Dit « siège de l’indigenité », le site est aujourd’hui assiégé des touristes, ce qui le rend un peu moins attrayant. C’est tout de même assez impressionnant de voir tous ces édifices conçus dans les montagnes.

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Nous partageons le minibus retour avec une maman et ses 3 filles américaines, toutes curieuses de notre périple et assez marrantes. On reconnaît bien « l’American Touch » lorsque celles-ci nous demandent si on joue aux cartes en France. La mère ira même jusqu’à nous demander si nous avons Facebook en France. Lol.

Deuxième dimanche où nous ne sommes pas dans le dur, super perf. Nous devons changer d’hôtel puisque notre ami allemand n’a plus de place pour nous. Nous prenons donc un petit palace se prénommant « Hatun Quilla » surplombant la ville, dans le quartier Santa Ana. Le truc est nouveau, c’est pourquoi il entre dans notre ordre de prix. Ça fait plaisir une petite salle de bain privée et une fenêtre avec vue ! Nous nous dirigeons pour le 3e jour de suite au domac avant de faire le tour des agences indiquées dans le petit futé afin d’y booker un combo Amazonie/Machu Picchu. Le problème, c’est que vu qu’on n’a plus trop l’habitude de sortir le dimanche, on avait oublié que la plupart des commerces sont fermés. Du coup c’est la galère et après moult échecs, nous décidons de réserver dans une agence inconnue mais avec un mec sympa. Dur en affaire cependant, son discount maximum étant de 50$ sur les 900$ du prix de base, pour deux personnes. Beau bâtard. Malheureusement, ce n’est pas possible de partir pour le Machu Picchu le lendemain, le train retour étant complet pour les 4 prochains jours. Nous changeons donc de plan et optons pour un départ en Amazonie le lendemain soir, en car. Ainsi, nous ferons le Machu au retour. Une fois cela fait, nous rentrons à l’hôtel se poser tranquillement, et pour le dîner, nous trouvons un super resto local avec un menu bien complet.

Le car pour Puerto Maldonado, en Amazonie, est prévu pour 21h. Nous avons toute la journée devant nous pour effectuer la dernière grande visite aux alentours de Cusco. Il s’agit de Pisaq. Nous embarquons dans un nouveau collectivo et arrivons sur place deux heures plus tard. Les ruines sont encore plus belles que les précédentes, et les vestiges sont super bien préservés. Un long chemin à travers la montagne nous permet de redescendre à pied jusqu’au village du même nom. Superbe balade dans des dizaines de petits villages d’époque, tous situés sur différentes crêtes de la montagne. Avec le panorama le long de toute notre route, c’est vraiment époustouflant. Gros kiff. Au bout de deux bonnes heures, nous retrouvons un collectivo qui nous ramène directement dans le centre de Cusco. Nous avons tout juste le temps de manger dans une petite pizzeria locale avant d’embarquer dans le car qui nous amènera à l’extrême est du pays, direction l’Amazonie !

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Pérou – Cusco

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Pérou – Puerto Maldonado

Le car de nuit pour Puerto Maldonado n’est pas vraiment une réussite. Val passe un bon bout de temps aux chiottes à gerber. Gastro ou intoxication ? Nous ne le saurons jamais. De plus, un énorme orage s’abat, ce qui ralentit inexorablement notre vitesse. Nous restons bloqués durant 3h au petit matin à cause de nombreux arbres tombés sur la route. Encore une fois, nous arrivons avec 4h de retard, ce qui nous emmerde profondément, car cela modifie tous les plans de la journée. Après avoir rempli les formulaires au bureau de l’agence qui s’occupe de notre séjour, nous avons le temps d’aller prendre un petit dej’ avant que le bateau vienne nous chercher à 11h30. Nous rencontrons Beth et Sam, deux jeunes anglais qui font le tour en même temps que nous. C’est vachement des losers et nous n’avons pas grand-chose à leur dire. En plus, ils mangent des grosses glaces à 10h du mat´, c’est chaud. Nous embarquons dans une pirogue motorisée sur le fleuve « Madre de Dios » en direction de notre Lodge afin d’y déposer nos affaires. Trop cool de naviguer sur l’Amazonie. Dilmar, notre pilote, nous explique quelques trucs sur la faune et la flore des environs. C’est sympa mais il est vachement timide, c’est un peu con pour un guide. Il fait très très lourd (35°C, 90% humidité) et ce n’est pas pour nous déplaire, car on a plutôt caillé ces derniers temps. Gros bonheur lorsque nous arrivons sur les bords du Yakari Lodge Hostel. Notre bungalow est situé en pleine jungle et il est surtout super confort. On a rarement eu une maison aussi belle, nous sommes plus que ravis.

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Le cadre est vraiment magnifique. Nous passons directement au repas, où nous rejoignent plusieurs autres personnes revenant de diverses activités matinales. Comme c’est une eco-lodge, il y a un paquet de légumes de servi. La famille Eymin en aurait un peu bavé de toute cette verdure. C’est quand même super bon bien que la quantité de viande laisse un peu à désirer… Une petite après-midi pêche se profile. Nous sommes un groupe d’une quinzaine de personnes à se diriger sur les bords du fleuve afin d’attraper un gros poisson. Le matos est plutôt sommaire (un bâton, du fil et un hameçon de pd) et les débuts compliqués. Après 20 minutes, le premier à sortir quelque chose est Val. C’est un crabe de 1,5 cm. Le spot n’est pas bon et Johan, le guide pour l’aprèm, décide de changer d’endroit. Stratégie payante. Sev sort un poisson-chat pour ouvrir le bal. S’en suit un festival de notre part, nous sortons des bestiaux à tire-larigot. Les autres ne peuvent que constater notre talent et nous prennent naturellement en photo lorsque nous sommes en pleine action. Belle détente après cette nuit merdique. La nuit commençant à tomber, il est temps de rentrer à l’hôtel. Nous y rencontrons Lucie, un porc-épic domestique. C’est la mascotte des lieux. Elle est trop mignonne car elle veut toujours se faire caresser. Elle traine tout le temps avec un chien, ils ne se lâchent jamais, comme deux bons acolytes. Johan nous explique ne pas trop savoir s’ils sont copains ou amoureux, il trouve ça bizarre. Du coup, nous avons d’emblée notre théorie là-dessus. Nous pensons que le chien est amoureux de Lucie car elle est super sympa mais qu’il n’y a pas réciprocité ; Lucie le considérant simplement comme un bon copain. Voilà voilà. À 18h30, petite visite nocturne dans la jungle environnante. L’occasion pour nous de voir nos premiers gros insectes. Les tarentules sont énormes, c’est très flippant, et nous découvrons tout plein de bestioles dégueulasses avec des ailes et des pattes.

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Nous faisons plus ample connaissance avec le guide Johan, un Amérindien d’origine, maîtrisant superbement le français. Après tant de frayeurs, le souper nous fait plaisir. Une énorme tarlouze fait partie des serveurs. On se marre beaucoup. Nous avions rarement vu quelqu’un d’aussi efféminé dans notre vie. Surtout que c’est un gros péruvien.

Après une superbe nuit bercée par les sons de la jungle, direction le lac Sandoval. Nous prenons tous avec nous un sachet repas contenant des fruits et un plat « surprise » avant de partir. Nous commençons la journée par une marche d’une bonne heure où nous apercevons de magnifiques papillons, insectes et quelques singes mono qui font dodo sur les branches. Nous prenons place ensuite sur une pirogue afin de nous rendre sur le lac. Les paysages sont vraiment superbes, c’est l’Amazonie comme on le voit à la TV. Nous voyons plein de tortues, de chauves-souris diurnes et d’oiseaux. Il y a des cormorans, des hérons, des king-fisher à profusion mais aussi des perruches, perroquets ou encore des faisans de toutes les couleurs. Superbe diversité.

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Lorsque nous nous dirigeons sur une rive pour y aller déjeuner, nous apercevons au loin un immense caïman noir. Il est à moitié immergé, c’est dur de se rendre compte de sa taille réelle. Nous arrivons tant bien que mal à le prendre en cliché, mais ça reste un peu flou. Selon Johan, il mesure 4 à 5 mètres, belle bête. Le repas-surprise est en fait un plat typique indien. Entouré dans une feuille de bananier, c’est du riz au safran avec poulet, poisson et fruits secs qui nous sont offerts. Magnifique. Une petite sieste hamac s’impose pour la digestion, après quoi, nous emprunterons la route du retour. Une super baignade s’improvise dans le lac. Ce n’est pas dangereux étant donné que les caïmans n’attaquent pas les humains. Trop de crainte pour eux. Pourtant, comme le dit Johan, tu peux être sûr qu’ils t’observent tous de pas très loin sous l’eau. Presque tout le monde s’y met, c’est sympa. La température dépasse facilement les 30°C et il n’y a presque pas de petites bêtes qui viennent nous embêter. Trop bien. Nous apercevons sur la fin du chemin en pirogue des bébés caïmans cachés sous des branches ainsi qu’une grosse paire d’yeux non loin de là. Maman veille.

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Pleins de petits mono écureuils et de capucins nous accompagnent lors de notre retour à pied. C’est l’heure de jouer apparemment et ils s’en donnent à cœur joie. Ça fait plaisir. Nous avons droit à une petite pause de 2h à notre retour dans la Lodge avant la dernière activité nocturne. À 18h30 pétante, comme la veille, départ pour découvrir la faune de nuit. Cette fois-ci, c’est en bateau, le but étant d’observer des petits caïmans et d’en attraper un. Avec un spot lumineux, Johan éclaire la rive et fait signe au bateau de s’arrêter lorsque le filet de lumière croise des yeux rouges. Ils n’ont pas vraiment la taille de ceux dans le lac. Ceux-ci font rarement plus d’un mètre, c’est des minus. La pleine lune bute un peu la recherche, car les crocros nous voient arriver de loin et plongent souvent avant que nous ayons pu les atteindre. En fin de session, un des Péruviens arrive à attraper un spécimen. Cela nous permet de lui faire quelques caresses mais c’est un peu triste car il pleure beaucoup. Le mec le remet ensuite sur la terre ferme mais se fait chiquer le pied. Il fait le warrior genre ça fait rien mais passe le retour assis en se touchant le talon. La petite coquine est de nouveau au service du soir pour notre bonheur. Une soupe, un beau plat de viande accompagné de purée ainsi qu’une crème au chocolat font bien l’affaire.

Le rendez-vous à 4h30 du matin fait mal au derche. Pas le choix, nous devons être à 6h sur la colpa. C’est un « mur » de minéraux où viennent se nourrir les arras, perruches et perroquets du coin. Cela nous permet en plus d’assister à un super lever de soleil sur le fleuve. Spectacle fabuleux lorsque des centaines d’oiseaux se précipitent sur la roche. Ils sont de toutes les couleurs et braillent à fond les ballons.

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Ça gueule d’autant plus lorsqu’un vautour vient essayer d’en chasser quelques-uns. On en voit des choses ici dis donc, dame nature nous régale. Nous rentrons pour le petit déjeuner à 8h. Un français, Philippe de son patronyme, se joint à notre troupe. C’est un gros teufeur vivant à Barcelone depuis 7 ans, mais il en a tellement marre de la tize et de la dope qu’il a décidé de couper les ponts avec ses potes afin de voyager pendant 16 mois. Bel artiste. Nous partons ensemble pour la prochaine activité qui est une tyrolienne au milieu de la forêt. Le cadre est sympa mais c’est plutôt léger en adrénaline, elle doit faire 100 mètres à tout péter. Grâce à cette dernière, nous rejoignons une plateforme autour d’un arbre, située à 35 mètres de hauteur. L’occasion d’apercevoir un énorme Macao orange et bleu non loin de là. Après un nouveau retour au camp de base pour le déjeuner, direction l’île aux singes. Quelques monos viennent nous accueillir pour essayer de nous taxer de la bouffe. Ceux-ci n’ont peur de rien. En fait, ce sont d’anciens singes capturés pour usage domestique qui ont été remis en liberté. Ils connaissent donc le business.

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Avant que l’aventure touche à sa fin, nous effectuons une superbe session baignade, beach-soccer et volley dans le fleuve avec les Péruviens. La grande folle fait un caprice pendant notre match de volley et tape très fort dans le ballon. Sev s’en prend pas mal dans la gueule du coup. Une osmose se crée entre eux, c’est beau à voir. Concernant le match de foot, les Européens démontent les locaux sans soucis. Nous faisons sans Philippe pour la deuxième mi-temps, le mec est totalement cramé, à deux doigts de la syncope’. Pas le temps de sécher, nous passons récupérer en speed nos sacs et nous dirigeons vers Puerto Maldonado. Johan y va aussi, c’est weekend pour lui et il rentre chez lui pour voir sa femme et ses enfants. C’est l’occasion de discuter avec lui sur le bateau pendant une heure. Nous lui posons plein de questions concernant sa vie, son parcours, son ressenti sur le tourisme…etc. Très sympa les mecs. Une fois arrivés sur PM, nous mangeons un gros plat de pastas avant de prendre une nouvelle fois un car de nuit. Retour sur Cusco pour enfin y effectuer le Machu Picchu. Une tempête tropicale d’une force monumentale s’abat une nouvelle fois sur la route. La clim’ est en panne et tout le monde suffoque. C’est atroce. Il pleut tellement dehors qu’avec la chaleur dans le car, la condensation est énorme. Tout est trempé, c’est super agréable pour essayer de pioncer. Ce n’est qu’une nuit de merde de plus tout compte fait.

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Pérou – Puerto Maldonado

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Pérou – Machu Picchu

Nous arrivons une heure en retard à Cusco, il est 8h. Nos sacs sont totalement trempés, super relou. Normalement, notre trip de 4 jours/3 nuits pour le Machu démarre à 7h50 ce jour même. C’est vachement la merde. Nous attrapons un taxi à toute vitesse pour aller à l’agence mais comme c’est l’heure de pointe, il y a forcément des bouchons. Nous arrivons à 8h30 sur place et naturellement, le groupe est déjà parti. Nous l’avons bien profond. Avec la fatigue et tout, ça nous fout en l’air. Après discussions avec notre pote, il nous indique que c’est impossible de les rejoindre et que nous allons devoir patienter jusqu’au lendemain pour partir. De plus, notre timing étant tellement short, nous n’allons pouvoir faire que 3 jours/2 nuits. C’est un peu triste mais pas le choix. D’un côté, cela va nous permettre de nous reposer et de bosser un peu sur le blog. Nous retournons à l’hôtel Hatun Quilla histoire d’avoir deux bons lits chacun et l’Internet. Une fois posés, c’est plutôt grosse sieste pour Val et films pour Sev. Nous sortons seulement en fin de journée pour faire une laundry et manger des pâtes.

C’est à 7h50 que nous avons rendez-vous devant l’agence. Trois heures de navette plus tard, nous sommes prêts à arpenter le bitume sacré de la vallée des Incas avec des VTT. Le programme est une descente de 3h le long des montagnes, où nous passons de 3000 à 1000 mètres. C’est super car il pleut, il brume et il fait froid. Le cadre est sympa mais nous trouvons cela plutôt pourri. Ça nous fait chier de faire du vélo en fait mais on n’avait pas trop le choix. C’est inclus dans tous les « inca jungle trail ». Leurs vélos sont pourris, Val se fait tracer par toutes les meufs tandis que Sev se prend une petite vautre dans un ruisseau. Compte rendu sans équivoque. Comme d’hab, tous les anglophones à qui nous parlons à l’arrivée nous disent que c’était complètement « amazing » et « awesome ». Tête de mort. C’est l’heure du déjeuner qui est composé d’une soupe ainsi que du riz et de la viande. Cela va devenir un classique pendant les trois prochains jours. Comme nous faisons seulement trois jours au lieu de quatre, nous reprenons une navette après le dej’ pour rejoindre directement le camp de base de la fin du jour 2. Ainsi, nous reprendrons le circuit normal. Deux Italiennes font la même chose que nous. Il s’agit de deux sœurs se prénommant Giulia et Gwendolina. Elles parlent super bien français, c’est agréable. Elles adorent faire des blagues, surtout racistes. En tant qu’Italiennes qui se respectent, elles n’aiment ni les noirs, ni les Arabes et surtout pas les juifs. Du coup, elles bombardent de blagues dans un style limite. Ça nous convient quand même. Belle déception en arrivant à Santa Théresa, la ville étant en pleine construction. C’est vachement pourri mais nous n’y sommes que pour passer la nuit. Le point quand même très positif de cette bourgade, c’est qu’il y a des thermes naturels. Cela nous permet une bonne relax de quelques heures avec nos mussoliniennes. C’est ici que nous rejoignons notre guide ainsi que notre team pour les deux prochains jours. Le groupe paraît plutôt sympa, il est composé de : deux ritales, un indonésien, une mocheté monumentale allemande, un couple de gros beaufs australiens ainsi qu’un couple mignon américano-mexicain. Le guide, Persi Ferrari (on ne sait toujours pas si c’est un nom d’emprunt pour se la péter) est jeune et dynamique, c’est cool. Nous partageons le dîner tous ensemble, c’est bonne ambiance. Nous devons partager notre chambre avec Andra l’Indonésien. Il est sympa mais il se marre tout le temps donc c’est un peu chiant. Pour le calmer, nous lui racontons notre virée sur Bali en lui disant que cette partie de son pays est bien nulle. Dans ta poire.

À 6h top chrono nous nous levons. Cette fois-ci, ce n’est pas du vélo mais des grosses tyroliennes dans un parc d’aventure qui nous attendent. Rien à voir avec celle de Puerto Maldonado. Il y en a six d’environ 500 mètres de longueur et à plus de 100 mètres du sol, c’est très bonne ambiance. Sur les deux derniers câbles, nous avons le droit de faire quelques figures. Nous faisons une tyrolienne complète la tête en bas et une en mode « superman ». Petit moment fun.

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Il est grand temps de marcher et de retrouver nos acolytes au niveau du parc hydraulique. Certains d’entre eux qui n’ont pas fait les tyroliennes ont marché toute la matinée jusqu’à ce point. C’est l’heure pour nous de marcher aussi, et nous longeons durant une bonne partie de l’après-midi la ligne de chemin de fer reliant Cusco à Agua Calientes, la ville en contrebas du Machu.

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C’est vraiment super joli. Le rythme n’est pas très intense, ce qui nous permet de profiter du cadre. Nous apercevons quelques ruines tout en haut des montagnes, un peu partout. C’est dingue d’avoir pu construire des choses aussi hautes. Encore une fois, nous tombons à la rencontre de nombreux oiseaux tropicaux ou rapaces sur notre chemin, mais nous n’y prêtons même plus attention, c’est devenu une habitude. Persi nous montre le pont que nous devons emprunter le lendemain matin avant d’arriver à Agua Calientes. Une fois de plus, Andra sera dans notre chambre ce soir. Ça nous pompe l’air. Le mec est obligé de se marrer dès qu’il parle ou qu’on dit un truc. C’est hallucinant. Nous le lâchons tranquillement pour aller faire un tour dans la ville avant le dîner. C’est une ville conçue de toute pièce pour accueillir les touristes : il y a des dizaines voire des centaines d’hôtels et de restos. Tout est fake mais c’est plutôt bien fait. On se sent à l’aise ici. Nous faisons nos emplettes de bouffe pour le lendemain, car au Machu, tous les prix sont triplés. C’est pourquoi nous achetons de quoi se faire des petits jambon-fromage et des gâteaux. Choix cornélien pour Sev qui, comme à l’accoutumée, a failli dévaliser le rayon confiserie. Tester les différents produits sucrés est son dada, drôle de passion. Lors du dîner soupe-riz-viande de merde (comme la veille et comme le midi même d’ailleurs), Persi nous donne les dernières consignes pour le lendemain. Chacun se démerde afin de se retrouver à 6h à l’entrée du site. Le pont en bas ouvre à 5h, il faut donc se lever aux alentours de 4h pour être au top, étant donné qu’il est à 30 min d’Agua Calientes. Beaucoup d’informations d’horaires dans ces dernières phrases, bonne chance pour comprendre. Comme la veille également, l’Australien se barre en plein milieu du repas sans rien dire à personne pour ramener un poulet frite dans le resto. Sacré artiste. À noter que nous n’avons jamais croisé un mec avec un QI aussi bas auparavant.

Il est 4h et le réveil sonne. Dur dur. Tout se passe très vite et nous sommes à 4h50 au pont. Top départ à 5h où des centaines de touristes empreintes le même chemin pour se rendre dans l’une des sept merveilles du monde. La montée s’effectue via plus de 1500 marches taillées dans la montagne. Elles n’ont jamais la même taille, c’est affreux. Physiquement, c’est un truc de taré. Tout le monde en chie un max, c’est excellent. Nous dépassons un beau paquet de gens pour nous mettre en tête du peloton. Il y a des personnes âgées, respect à eux, ça ne doit pas être simple. D’ailleurs, une mamie française d’une soixantaine d’années (âge moyen des lecteurs de ce blog) est au bord du malaise à la moitié du parcours. Au moins, elle a eu le courage d’essayer, pas comme tous les pd qui montent en bus. C’est pas sport et surtout, ça gâche grandement le plaisir de l’arrivée. Après 50 min d’extrêmes efforts, nous arrivons à l’entrée du site. Comme nous sommes dans les premiers, nous décidons de ne pas attendre Persi et nos autres collègues pour aller directement prendre des pix. Nous grimpons à « la maison du gardien » directos. C’est merveilleux, il n’y a encore personne et nous pouvons photographier à tout va.

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Indescriptible. Tout le monde nous avait prévenus de la beauté du site, nous n’en revenons pas. Par chance, 1h après, alors que le site commence à être bondé, Persi arrive à nous retrouver. Toute notre équipe est présentée mis à part les Australiens. Super. Nous entamons une petite visite guidée de deux heures, où nous apprenons l’historique du site ainsi que les nombreuses choses qui le composent. Il y a des endroits dédiés à l’agriculture, l’astronomie, la religion mais aussi des habitations. Persi nous abandonne vers 9h et nous sommes libres de déambuler. Nous faisons immédiatement une pause jeu de cartes/relax/confection de sandwich. Pour cette dernière activité, il faut faire gaffe de ne pas se faire gauler. Il n’y a pas droit de manger sur le site normalement et les gardiens veillent. Filous comme nous sommes, nous guettons partout et arrivons à nos fins. Tout est prêt à être englouti plus tard. C’est vraiment très grand et il y a de quoi se perdre. Nous faisons connaissance avec ce lieu sacré jusqu’à 13h. Nous y serons restés plus de 7h ! Expérience formidable, c’était trop beau. La descente est presque aussi chiante que la montée. Nous sommes ultra claqués et nous ne sommes pas près de dormir. Le train retour pour Cusco est à 22h (horaire le moins cher), ce qui nous laisse largement le temps de nous emmerder. Nous squattons alors un bar pour toute la journée. C’est l’occasion de mettre en place tous les articles du blog pour la Bolivie : un mal pour un bien finalement. Tout est bouclé et posté pour le plus grand bonheur de nos fans et nous pouvons prendre le train. Nous sommes de retour à Cusco à 1h30 du matin. Sacrée journée !

Une autre bien pourrie nous attend en tout cas. Nous prenons d’emblée un car pour Lima à 14h. Nous avons 22h de trajet, cool ! Après l’expérience amère de Puerto Maldonado, nous avons décidé de changer de compagnie et d’opter pour Cruz Del Sud. Très beau choix de notre part. C’est un véhicule tout confort, et nous y serons à notre aise pour la totalité du voyage.

Pérou – Machu Picchu

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