Nouvelle-Calédonie – Côte Est

Vers 14h, nous prenons déjà la route pour traverser la Grande Terre afin d’arriver à l’Est de l’île avant la nuit. Une petite route transversale à emprunter, ça ne devrait pas être long… Que nenni, on ne se tape que de la montagne et la Twingo a du mal a suivre le rythme. Du coup nous arrivons tout juste à l’heure du dîner au camping de Hienghène, où nous testons cette fois-ci les raviolis : même constat, goût de trop peu mais pas si dégueu en soit. Ça fait vraiment longtemps que nous avons quitté la France ! Nous faisons la rencontre d’Arnaud et Adrien, qui reviennent tout juste d’un trip de plusieurs mois en Nouvelle-Zélande : parfait pour se faire une première idée de notre futur itinéraire. Nous réservons avant de nous coucher les billets d’avion en direction de l’île des pins pour mardi.

Le lendemain matin, nous louons un kayak pour faire un tour près de Hienghène, l’endroit étant réputé pour ce genre d’activité.

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C’est certes très beau, mais encore loin de ce que nous avions pu voir auparavant aux Philippines. Et puis ne nous leurrons pas, ce moyen de locomotion n’est vraiment pas notre tasse de thé. Même si Val n’est pas très chaud à l’idée de faire une énième waterfall dans notre long voyage, nous nous rendons à la cascade de Tao. Pour ce faire, nous prenons la route vers le Nord et empruntons même un bac (bateau pour faire passer la voiture de l’autre côté de la rivière).

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Une fois arrivés à destination, un kanak nous informe qu’il faut se dépêcher car il va être obligé de fermer bientôt. En réalité, il faut passer par son jardin pour accéder au site, donc il aime juste faire le chef mais c’est marrant. La cascade est super belle, et après une ascension d’une vingtaine de minutes, nous nous baignons dans l’eau fraîche et douce. Un vrai moment de bonheur. Sur le chemin du retour, nous tombons sur « la poule », un rocher très connu ici ressemblant trait pour trait à cet intrigant animal. Le timing est parfait puisque nous sommes au coucher du soleil et les couleurs sont ma-gni-fiques ma chérie.

La poule

La poule

Direction maintenant Poindimié un peu plus au sud, à la recherche du camping sauvage de la plage de Tiéti pour ne pas payer la nuit. Le bordel est strictement introuvable, et nous nous rabattons sur le relais Mosasa, un camping certes payant, mais avec des facilités intéressantes telles que les douches chaudes et l’Internet. C’est d’ailleurs par ce biais que nous parvenons à contacter Alex, qui nous dit de le rejoindre le lendemain matin au Mosasa : ça tombe bien on y est !

En attendant le loubard, nous nous permettons notre première grâce matinée de la Nouvelle-Calédonie. Il arrive accompagné de son colloc Timothée un peu plus tard que prévu avec tout leur matos de pêche (harpons et combis). Le weekend s’annonce cool ! Nous nous lançons à l’eau en observant les deux chasseurs avec nos palmes, masques et tubas. C’est un super spot, avec un tombant a quelques mètres du camping. Vraiment parfait. Tim nous pêche un perroquet ainsi qu’un autre petit poisson, que nous dévorons le soir même. Repas royal comparé à ceux auxquels nous sommes habitués ! Du poisson bien frais, avec du riz et de la sauce soja. Parfait. Nous finissons la journée autour d’un feu de camp, tels des amoureux de la nature, avec 3 jeunes locales que connaissent nos compères. L’ambiance n’est pas la même que nos soirées habituelles évidemment, mais c’est sympa de passer du temps avec Alex et Tim. Ce dernier est d’ailleurs un sacré phénomène niveau amour de la nature. Du coup en Nouvelle Calédonie il est totalement dans son élément et ça se ressent. Super mec.

Le lendemain matin, nous nous réveillons avec une douce surprise : le Real Madrid tient enfin sa « decima », avec un but de Sergio Ramos à la 94e minute de jeu. ¡Hala Madrid! S’ensuit une nouvelle journée pêche. Mais cette fois, nous louons deux kayaks pour nous rendre sur un îlot. Le lieu est superbe, et les fonds marins encore plus. Tim nous rapporte cette fois un super gros dawa qui nous impressionne. Cela change des pêches mythos de Val et Roro en Breizh.

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Le pêcheur nous le cuit entre deux plaques de coraux, et là, attention le festin. Le bordel cuit dans sa graisse et est somptueux. Il y a limite trop à manger pour nous 4, même sans accompagnement. Un bon petit weekend en somme, avec une nouvelle expérience à la clé. Merci aux deux nouméens pour ça ! Nous quittons alors Poindimié et prenons la route de Thio. Nous sommes bien trop fatigués et nous arrêtons donc à Canala, dans un camping payant mais complètement vide. C’est d’ailleurs un peu badant comme ambiance, seuls dans la nuit au milieu de nulle part. Nous croiserons même un renard en nous faisant la popote. Chaud.

Au petit matin, nous découvrons que le camping est tout mignon, bordé d’une rivière bien sympathique. Il n’y a toujours personne et nous nous barrons donc avec une nuit gratuite en poche. C’est toujours ça de pris ! Nous rebroussons un petit peu chemin par rapport à la veille pour nous rendre aux sources thermales de Canala. C’est en réalité une espèce de ruine dégueulasse avec deux baignoires crades et des slips par terre. C’est tellement de la merde que nous avions raté l’entrée au début, faisant ainsi 30 min de montagnes pour rien. Mais bon la nature c’est sympa. Nous sommes quand même super déçus, avec l’eau chaude qui coule naturellement dans le lieu, ils pourraient faire un super truc. Tant pis. Nous reprenons notre chemin vers le sud, et empruntons la route à horaires. C’est en fait une route ouverte aux heures paires dans un sens et aux heures impaires dans l’autre. C’est moins pire que ce que nous pensions, mais heureusement que nous ne l’avions pas fait la veille, de nuit et complètement claqués. Nous arrivons sur la plage de sable noir de Ouroué, puis sur la plage de sable de blanc de Moara.

Plage d'Ouroué

Plage d’Ouroué

Nous avons dans l’espoir de croiser un dugong qui y a établi son domicile. La visibilité est bonne sur les coraux mais dès que nous nous approchons du tombant où est censée être la bête, c’est mort. En plus, on flippe un peu. Du coup on ne verra pas la vache de mer. Flûte. Nous reprenons ensuite la voiture en direction de Nouméa, via une autre route transversale. Celle-ci est plus courte que celle empruntée quelques jours plus tôt, donc on est contents. Après quelques courses pour l’île des pins au Leader Price (monde de merde), nous retournons une nouvelle fois squatter chez Alex. Personne chez lui, du coup on sort le réchaud devant sa maison pour se faire une petite paella, tranquille. Les mecs arrivent juste à la fin de la préparation et nous terminons la soirée chez eux. Nous faisons un peu plus ample connaissance avec Pablo, le troisième colloc qui n’avait pas pu venir à Poindimié le weekend.

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