Bolivie – Salar de Uyuni

C’est super sympa en tout cas de pioncer 3h à -10°. Expérience la plus dure de notre vie, c’était incroyablement chiant. Pato, Julien et Fred nous attendent de pied ferme afin de booker leur trip dans le salar avec notre tour operator. La dame de l’agence est aimable comme une poignée de porte. Elle dit qu’elle n’est pas informé de notre venue, c’est stylé. Après lui avoir montré le voucher, elle appelle sa collègue de La Paz pour lui mettre une soufflante monstrueuse. Super. Avec le blocage, c’est sacrément le bazar, car il n’y a plus beaucoup d’essence et tout est désorganisé. Elle veut qu’on paye plus alors que nous avons réservé 5 jours plus tôt. Marrant. On lui explique gentiment qu’elle peut bien aller se faire mettre, et nos trois compatriotes arrivent quand même à faire partie de l’équipe mais ils doivent payer plus cher que nous. Ils n’ont pas trop le choix et se soumettent donc aux demandes de la connasse. Au final, les 4X4 arrivent et tout le monde est mélangé. C’est un bordel monstre, et nous ne sommes malheureusement pas avec nos nouveaux potes, ce qui est un peu con. Nous nous retrouvons en fin de compte avec un couple de brésiliens et un couple franco/mexicain. C’est pas l’ambiance de Frazer island nom d’une pipe. Les brésiliens comme à leur habitude ne parlent pas vraiment anglais ou espagnol, et l’autre couple ne parle pas du tout. C’est le calme plat en tout cas au départ. Nous faisons un premier stop à quelques minutes d’Uyuni dans un cimetière de train. Nous soupçonnons que ces trains soient posés là pour raison touristique mais ça rend quand même superbement bien. Bravo les mecs.

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Nous reprenons la route pour le village de Calchani et son musée de sel. Plutôt merdique. Il y a des dizaines d’échoppes pour les touristes, ce n’est pas très intéressant. Nous ne traînons pas, on a envie de voir le vrai désert nous ! C’est quelques dizaines de minutes plus tard que nous atteignons enfin le salar. C’est trop beau. Bon, on l’avait déjà vu pas mal de fois en photo mais c’est quand même mieux en vrai. Ça y est, il est temps de s’arrêter et de commencer la classique session photo d’illusions optiques (pour Hugo et Claire). Charles, l’autre français de la voiture nous donne quelques idées, c’est sympa. Beau rendu.

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Rendez-vous dans la galerie pour les autres clichés. C’est vraiment immense. Le déjeuner nous est servi en plein milieu du désert, à côté d’un beau monument en sel dédié au Dakar (qui passe désormais par ici). Petite salade, riz, viande. C’est pas ouf mais on s’en contente. Nouvelle session d’illusions avant de partir en direction de l’île Incahuasi, remplie de cactus en plein milieu du salar.

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Nous découvrons toutes les plaques de sel hexagonales tout autour durant l’heure de promenade. Awesome.

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Il est déjà 17h et le soleil ne va pas tardé à se coucher. Il nous reste 1h30 à parcourir avant d’arriver sur le lieu de pionce.

Cette première nuit s’annonce extrêmement frisquette, on a peur. L’hôtel dans lequel notre chauffeur nous amène est super cool. Belle déco, grand bar en rond avec des tables autour et super chambres. En plein milieu du désert c’est surprenant. Nous discutons tant bien que mal avec nos co-voitureurs jusqu’au moment où nous entendons des mecs baragouiner quelques mots en anglais sur une table à côté. Évidemment ils sont français. Nous commençons à discuter des voyages de chacun quand nous apprenons qu’ils sont tous les deux à l’ICAM à Vannes… Dingue. S’en suit bien sûr la conversation classique sur les bars et la douche/bubble bien sur. Du coup on passe une bonne fin de soirée, belle rigolade, jusqu’à ce que le guide de nos nouveaux potes arrache deux poteaux électriques avec son 4×4 en partant se coucher. Il fait tout noir, terminé au lit. Moins marrant la nuit à -20° mais bon, il faut assumer. C’est pas très récupérateur quoi. En prime, tout le monde a loué des sacs de couchages spéciaux avec les compagnies, tandis qu’on se trimballe avec nos Quechua 15-20°C. Cool. Nous dormons donc avec nos gants et bonnets, super.

On se réveille tranquillement complètement gelés. Pas question de prendre une douche, c’est mort. Nous allons donc être crades pendant quelques jours. Ça fait du bien de temps en temps de puer. Fini le salar, direction le désert de l’Altiplano. C’est juste époustouflant. Nous sommes au milieu de la cordillère des Andes, entre crêtes et volcans. C’est vraiment magnifique !

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Nous croisons de nombreux troupeaux d’alpaga (petits lamas) et de renards. Nous faisons 3/4 arrêts dans des lagunes peuplées de milliers de flamands roses.

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Après le déjeuner près d’une de ses lagunes, nous découvrons des paysages de plus en plus sauvages comme « les arbres de pierre » (formation de roches volcanique au milieu de nulle part).

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Le dernier arrêt de la journée s’effectue au « laguna colorada ». Encore un lac, mais totalement différent. Il est immense et de multiples couleurs. En ce moment, il est un peu glacé mais nous voyons quand même les teintes rouges. Il y a des lamas qui le traversent, superbe.

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Ils glissent un peu là-dessus mais ça passe. Easy les mecs. L’hôtel pour la nuit est beaucoup moins cool que la veille. C’est un vieux dortoir, il pèle encore plus, c’est affreux. Les brésiliens sont malades à cause de l’altitude donc ils restent au lit, du coup c’est pas mal, ça nous fera plus à manger. Une petite famille française dîne à côté de nous. Ils sont équipés compet’ donc pour eux, le froid n’est pas trop un problème. Bâtards. Nous finissons la soirée comme des vieux babos au coin du feu à discuter de voyage encore une fois. Les deux adolescents sont super intéressés par notre parcours. C’est très sympa de partager, on se sent utiles et admirés. Niveau caillante c’est crescendo, c’est donc bel et bien une nouvelle nuit de merde qui se déroule.

Super réveil à 5h du mat’ pour aller admirer les geysers de « sol de manana ». Même s’il fait encore un peu nuit, nous apprécions le spectacle. La pression du bordel est très forte, et il y a plein de fumerolles et de bains de boue.

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Du coup ça pue beaucoup. Comme nous en fait. Pour remédier à notre odeur corporelle extrême, les thermes naturels de Polques sont mis à disposition de tous les touristes en fin de cycle. Il est 7h du mat’ et il doit faire -10° donc énorme flemme de se mettre en slip. Nous regardons les autres de loin faire les foufou dans l’eau, mais c’est pas pour nous. Les lieux sont tout de même beaux donc pas de soucis.

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Nous effectuons ensuite un superbe arrêt sur la ligne de chemin de fer reliant le Chili à la Bolivie, en plein milieu de nulle part. La traversée doit être super agréable. En fin de matinée, nous déposons les deux couples à la frontière du Chili, afin qu’ils continuent leur route direction San Pedro. En tout cas, ce n’était pas très fun avec vous les enfants, content de plus jamais vous revoir. Ils n’ont pas arrêté de se prendre en photo chacun leur tour aux mêmes endroits durant tout le périple. Rarement vu un truc aussi con. Bref, nous ramassons en échange une famille d’agriculteurs boliviens qui rentrent sur Uyuni. Ça fait un peu de bif au black pour le chauffeur. Malin de sa part. Sept heures de route nous attendent pour rentrer au bercail, dur. Nous nous arrêtons quand même en chemin pour prendre quelques clichés des « rocas de dali » qui sont d’immenses rochers créant un espèce de canyon, super.

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Nous sommes de retour sur Uyuni vers 16h, et en sortant du 4X4, nous retrouvons nos copains français abandonnés trois jours plus tôt ici même. C’est l’occasion de faire un débrief du séjour. Eux se sont vachement fendu la poire contrairement à nous. Ils étaient avec un couple de québécois et un couple de parisiens. Nous dînons avec toute leur équipe et comprenons pourquoi ils se sont autant marrés. Les stéréotypes sont de sortie : les québécois, comme à chaque fois, sont super sympa et marrant ; quand au couple de parisiens, ils n’arrêtent pas de s’engueuler, ne sont d’accord pour rien. De beaux fous-rires. Après cette pizza au lama plutôt écœurante (viande super forte en goût), nous allons booker notre billet de car pour La Paz. Julien, Pato et Fred nous suivent, car eux aussi doivent remonter vers la capitale pour se rendre à Arequipa, au Pérou. Bonne nouvelle, le blocage n’est plus d’actualité et nous pouvons y aller directement. Ouf. Malheureusement, le trajet est le plus pourri que nous ayons jamais vécu dans notre vie. La route reliant Uyuni à Ururo est en terre (pendant 6h…) et notre car est nul à chier. La poussière rentre en bloc, il n’y a pas de chauffage et les boliviennes font encore chier Val afin qu’il ne baisse pas son siège. Comme d’hab, elles ont tellement de couvertures et de sacs qu’elles osent dire qu’elles n’ont pas de place pour leurs jambes. Elles font 1m10 les meufs, allo. Du coup ça s’embrouille dur, des petits « Cállate »(ferme-la) fusent. Au milieu du chemin nous reliant à Oruro, la température commence à être glacée, du genre -15°C, sans mytho. Dans un car, sans bouger et sans couette, ça fait vraiment bizarre. Les fenêtres sont complètement givrées de l’intérieur, et tout le monde a l’impression que c’est sa dernière nuit sur cette terre. Plus de place à la rigolade, c’est trop hardcore. À un moment donné, nous croisons un camion de trop près et deux fenêtres éclatent. Du coup, ça caille encore plus. C’est la fin, nous sommes tous exaspérés. Enfin arrivés à Oruro, le chauffeur, bien conscient de la merditude de son véhicule, nous fait descendre afin de prendre un car plus confortable. Gracias señor le gros batardo de ta mama. Les 11 blancs sont donc conviés à changer de car.

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