Bolivie – Lac Titicaca

Bolivie – Lac Titicaca

Nous arrivons à La Paz en début de matinée dans une forme relativement poussive. Mais comme nous sommes des champions, nous prenons direct une correspondance pour aller à Copacabana, petite ville bolivienne du lac Titicaca. À notre arrivée, les hôtels sont pour la plupart full, c’est dur. Après avoir trouvé notre bonheur dans un truc plutôt cosy (on le mérite bien), nous dégustons notre première truite péruvienne. L’élevage est intensif dans le lac. Au moins, nous sommes sûr qu’elles sont fraîches et à vrai dire, c’est plutôt délicieux. Nous squattons ensuite un cybercafé pour la fin d’aprem. Cela fait 4 jours sans avoir touché à l’Internet, beaucoup trop pour nous. On prend notre première douche depuis quatre jours aussi. C’est important de le mentionner.

Nous nous levons assez tôt car une longue journée nous attend. Le petit dej’ est plutôt degueux, c’est triste. Nous laissons nos backpack à l’hôtel pour deux jours et une nuit car nous allons dormir sur l’île du soleil ce soir. Nous débutons une longue randonnée, le but étant de relier Copacabana à Yampupata. Cette balade, plutôt méconnue du public, nous amène à longer le lac sur tout notre chemin, en passant par plein de villages égarés, merveilleux. C’est parti pour un shoot photos comme on les aime.

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Ça pix à tout va, et les autochtones rigolent bien sur notre passage. Les couleurs du lac et des alentours sont vraiment à couper le souffle. Vous apprécierez de vous-même.

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Après (quand même) 20 kilomètres de souffrance physique, nous voilà à bon port. Ça déconnait pas niveau dénivelé, les montées/descentes à 4 000 mètres c’est du genre usant. Nous embarquons désormais dans un bateau pour une traversée de 20 minutes à destination de « l’isla del sol ».

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Cette île est connue pour être la plus grande du lac Titicaca mais aussi et surtout pour la plus importante légende inca. En effet, c’est d’ici que les deux fistons du dieu du soleil partirent afin d’y construire le Machu Pichu. Un truc dans le genre. Il est temps pour nous de déguster une fois de plus une petite truite à la plancha, pour 3€ et avec vue exceptionnelle.

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On commence à être cassés mais il faut monter sur la crête afin d’y rejoindre notre hôtel. C’est très très haut et le chemin est très très long. Belle récompense une fois sur place, car nous avons une énorme vue sur le lac. Wahou.

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Pas encore rassasiés, nous décidons de poser nos sacs et de partir à l’aventure de l’île. Super mignon mais pas plus joli que notre balade matinale. Nous arpentons le plus haut sommet de l’île en mode aventuriers. Nous passons par des pâturages pour lamas, ânes ou encore moutons afin de s’offrir un panorama à 360°.

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De là-haut, nous jouons quelques petites parties de trouduc en attendant le coucher du soleil, mais le vent commence à souffler et nous n’avons finalement pas le courage d’attendre une heure de plus. Dommage. Après un petit menu soupe quinoa + poulet grillé + banane chocolat, il est temps d’aller faire un gros dodo bien mérité. Ce fut une journée bien remplie dis donc.

Nous profitons d’une partie de la matinée pour profiter du paysage de l’île avant de prendre le bateau de 11h pour retourner sur Copacabana. C’est un peu speed mais pas trop le choix, nous avons notre car pour le Pérou, et plus précisément Cuzco, le soir même à 18h. Nous chillons sur un petit rooftop pour le déjeuner à Copacabana. Suite à cela, nous nous réinstallons dans le cyber pour prévoir notre petit périple péruvien au calme. Un nouveau car de nuit nous attend. On kiffe trop ça. Superbe pays. La seule fausse note aura été l’attitude des boliviens. Contrairement à ce que l’on pensait, ils ne sont pas très sympa. Snif. Adios.

Bolivie – Salar de Uyuni

Bolivie – Salar de Uyuni

C’est super sympa en tout cas de pioncer 3h à -10°. Expérience la plus dure de notre vie, c’était incroyablement chiant. Pato, Julien et Fred nous attendent de pied ferme afin de booker leur trip dans le salar avec notre tour operator. La dame de l’agence est aimable comme une poignée de porte. Elle dit qu’elle n’est pas informé de notre venue, c’est stylé. Après lui avoir montré le voucher, elle appelle sa collègue de La Paz pour lui mettre une soufflante monstrueuse. Super. Avec le blocage, c’est sacrément le bazar, car il n’y a plus beaucoup d’essence et tout est désorganisé. Elle veut qu’on paye plus alors que nous avons réservé 5 jours plus tôt. Marrant. On lui explique gentiment qu’elle peut bien aller se faire mettre, et nos trois compatriotes arrivent quand même à faire partie de l’équipe mais ils doivent payer plus cher que nous. Ils n’ont pas trop le choix et se soumettent donc aux demandes de la connasse. Au final, les 4X4 arrivent et tout le monde est mélangé. C’est un bordel monstre, et nous ne sommes malheureusement pas avec nos nouveaux potes, ce qui est un peu con. Nous nous retrouvons en fin de compte avec un couple de brésiliens et un couple franco/mexicain. C’est pas l’ambiance de Frazer island nom d’une pipe. Les brésiliens comme à leur habitude ne parlent pas vraiment anglais ou espagnol, et l’autre couple ne parle pas du tout. C’est le calme plat en tout cas au départ. Nous faisons un premier stop à quelques minutes d’Uyuni dans un cimetière de train. Nous soupçonnons que ces trains soient posés là pour raison touristique mais ça rend quand même superbement bien. Bravo les mecs.

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Nous reprenons la route pour le village de Calchani et son musée de sel. Plutôt merdique. Il y a des dizaines d’échoppes pour les touristes, ce n’est pas très intéressant. Nous ne traînons pas, on a envie de voir le vrai désert nous ! C’est quelques dizaines de minutes plus tard que nous atteignons enfin le salar. C’est trop beau. Bon, on l’avait déjà vu pas mal de fois en photo mais c’est quand même mieux en vrai. Ça y est, il est temps de s’arrêter et de commencer la classique session photo d’illusions optiques (pour Hugo et Claire). Charles, l’autre français de la voiture nous donne quelques idées, c’est sympa. Beau rendu.

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Rendez-vous dans la galerie pour les autres clichés. C’est vraiment immense. Le déjeuner nous est servi en plein milieu du désert, à côté d’un beau monument en sel dédié au Dakar (qui passe désormais par ici). Petite salade, riz, viande. C’est pas ouf mais on s’en contente. Nouvelle session d’illusions avant de partir en direction de l’île Incahuasi, remplie de cactus en plein milieu du salar.

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Nous découvrons toutes les plaques de sel hexagonales tout autour durant l’heure de promenade. Awesome.

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Il est déjà 17h et le soleil ne va pas tardé à se coucher. Il nous reste 1h30 à parcourir avant d’arriver sur le lieu de pionce.

Cette première nuit s’annonce extrêmement frisquette, on a peur. L’hôtel dans lequel notre chauffeur nous amène est super cool. Belle déco, grand bar en rond avec des tables autour et super chambres. En plein milieu du désert c’est surprenant. Nous discutons tant bien que mal avec nos co-voitureurs jusqu’au moment où nous entendons des mecs baragouiner quelques mots en anglais sur une table à côté. Évidemment ils sont français. Nous commençons à discuter des voyages de chacun quand nous apprenons qu’ils sont tous les deux à l’ICAM à Vannes… Dingue. S’en suit bien sûr la conversation classique sur les bars et la douche/bubble bien sur. Du coup on passe une bonne fin de soirée, belle rigolade, jusqu’à ce que le guide de nos nouveaux potes arrache deux poteaux électriques avec son 4×4 en partant se coucher. Il fait tout noir, terminé au lit. Moins marrant la nuit à -20° mais bon, il faut assumer. C’est pas très récupérateur quoi. En prime, tout le monde a loué des sacs de couchages spéciaux avec les compagnies, tandis qu’on se trimballe avec nos Quechua 15-20°C. Cool. Nous dormons donc avec nos gants et bonnets, super.

On se réveille tranquillement complètement gelés. Pas question de prendre une douche, c’est mort. Nous allons donc être crades pendant quelques jours. Ça fait du bien de temps en temps de puer. Fini le salar, direction le désert de l’Altiplano. C’est juste époustouflant. Nous sommes au milieu de la cordillère des Andes, entre crêtes et volcans. C’est vraiment magnifique !

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Nous croisons de nombreux troupeaux d’alpaga (petits lamas) et de renards. Nous faisons 3/4 arrêts dans des lagunes peuplées de milliers de flamands roses.

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Après le déjeuner près d’une de ses lagunes, nous découvrons des paysages de plus en plus sauvages comme « les arbres de pierre » (formation de roches volcanique au milieu de nulle part).

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Le dernier arrêt de la journée s’effectue au « laguna colorada ». Encore un lac, mais totalement différent. Il est immense et de multiples couleurs. En ce moment, il est un peu glacé mais nous voyons quand même les teintes rouges. Il y a des lamas qui le traversent, superbe.

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Ils glissent un peu là-dessus mais ça passe. Easy les mecs. L’hôtel pour la nuit est beaucoup moins cool que la veille. C’est un vieux dortoir, il pèle encore plus, c’est affreux. Les brésiliens sont malades à cause de l’altitude donc ils restent au lit, du coup c’est pas mal, ça nous fera plus à manger. Une petite famille française dîne à côté de nous. Ils sont équipés compet’ donc pour eux, le froid n’est pas trop un problème. Bâtards. Nous finissons la soirée comme des vieux babos au coin du feu à discuter de voyage encore une fois. Les deux adolescents sont super intéressés par notre parcours. C’est très sympa de partager, on se sent utiles et admirés. Niveau caillante c’est crescendo, c’est donc bel et bien une nouvelle nuit de merde qui se déroule.

Super réveil à 5h du mat’ pour aller admirer les geysers de « sol de manana ». Même s’il fait encore un peu nuit, nous apprécions le spectacle. La pression du bordel est très forte, et il y a plein de fumerolles et de bains de boue.

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Du coup ça pue beaucoup. Comme nous en fait. Pour remédier à notre odeur corporelle extrême, les thermes naturels de Polques sont mis à disposition de tous les touristes en fin de cycle. Il est 7h du mat’ et il doit faire -10° donc énorme flemme de se mettre en slip. Nous regardons les autres de loin faire les foufou dans l’eau, mais c’est pas pour nous. Les lieux sont tout de même beaux donc pas de soucis.

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Nous effectuons ensuite un superbe arrêt sur la ligne de chemin de fer reliant le Chili à la Bolivie, en plein milieu de nulle part. La traversée doit être super agréable. En fin de matinée, nous déposons les deux couples à la frontière du Chili, afin qu’ils continuent leur route direction San Pedro. En tout cas, ce n’était pas très fun avec vous les enfants, content de plus jamais vous revoir. Ils n’ont pas arrêté de se prendre en photo chacun leur tour aux mêmes endroits durant tout le périple. Rarement vu un truc aussi con. Bref, nous ramassons en échange une famille d’agriculteurs boliviens qui rentrent sur Uyuni. Ça fait un peu de bif au black pour le chauffeur. Malin de sa part. Sept heures de route nous attendent pour rentrer au bercail, dur. Nous nous arrêtons quand même en chemin pour prendre quelques clichés des « rocas de dali » qui sont d’immenses rochers créant un espèce de canyon, super.

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Nous sommes de retour sur Uyuni vers 16h, et en sortant du 4X4, nous retrouvons nos copains français abandonnés trois jours plus tôt ici même. C’est l’occasion de faire un débrief du séjour. Eux se sont vachement fendu la poire contrairement à nous. Ils étaient avec un couple de québécois et un couple de parisiens. Nous dînons avec toute leur équipe et comprenons pourquoi ils se sont autant marrés. Les stéréotypes sont de sortie : les québécois, comme à chaque fois, sont super sympa et marrant ; quand au couple de parisiens, ils n’arrêtent pas de s’engueuler, ne sont d’accord pour rien. De beaux fous-rires. Après cette pizza au lama plutôt écœurante (viande super forte en goût), nous allons booker notre billet de car pour La Paz. Julien, Pato et Fred nous suivent, car eux aussi doivent remonter vers la capitale pour se rendre à Arequipa, au Pérou. Bonne nouvelle, le blocage n’est plus d’actualité et nous pouvons y aller directement. Ouf. Malheureusement, le trajet est le plus pourri que nous ayons jamais vécu dans notre vie. La route reliant Uyuni à Ururo est en terre (pendant 6h…) et notre car est nul à chier. La poussière rentre en bloc, il n’y a pas de chauffage et les boliviennes font encore chier Val afin qu’il ne baisse pas son siège. Comme d’hab, elles ont tellement de couvertures et de sacs qu’elles osent dire qu’elles n’ont pas de place pour leurs jambes. Elles font 1m10 les meufs, allo. Du coup ça s’embrouille dur, des petits « Cállate »(ferme-la) fusent. Au milieu du chemin nous reliant à Oruro, la température commence à être glacée, du genre -15°C, sans mytho. Dans un car, sans bouger et sans couette, ça fait vraiment bizarre. Les fenêtres sont complètement givrées de l’intérieur, et tout le monde a l’impression que c’est sa dernière nuit sur cette terre. Plus de place à la rigolade, c’est trop hardcore. À un moment donné, nous croisons un camion de trop près et deux fenêtres éclatent. Du coup, ça caille encore plus. C’est la fin, nous sommes tous exaspérés. Enfin arrivés à Oruro, le chauffeur, bien conscient de la merditude de son véhicule, nous fait descendre afin de prendre un car plus confortable. Gracias señor le gros batardo de ta mama. Les 11 blancs sont donc conviés à changer de car.

Bolivie – Sucre

Bolivie – Sucre

Au petit matin, nous arrivons à Sucre et quelques boliviennes viennent nous voir pour nous proposer des hôtels. Pour une fois elle ne nous font pas tant chier que ça, donc on est sympa avec elles. Étant donné qu’il n’y avait pas de repas comme en Argentine dans le bus, nous tenons une belle dalle et décidons de prendre un super petit dej au café, ce qui nous permettra également de trouver un hôtel sur l’Internet. Un des plus beaux desayuno de notre vie, jugez par vous-même :

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C’est l’anniversaire de Val et ce dernier découvre le petit cadeau de son copain Séverin en checkant ses mails. Cadeau de geek puisqu’il s’agit d’une application iPad, mais pas n’importe laquelle : Football Manager 2014. Les initiés à ce jeu sur PC comme Madjah ou Kembo comprendront la beauté du geste pour les futurs trajets de car et d’avion.

Après cette pause bouffe, nous trouvons un hôtel très sympathique pour passer la nuit. L’objectif est de se rendre le lendemain à Potosi, mais on verra. Nous partons ensuite visiter cette ancienne cité coloniale et nous sommes ravis. C’est tout mignon, on déambule dans les rues, les marchés et les commerces.

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Val trouvera même une nouvelle paire de pompes Nike postiche (cadeau d’annif à lui-même). Dans les rues de ce pays, beaucoup de mamas vendent des petits pains boliviens. Ils sont super bons et ça coûte que dalle, du coup on en prend pas mal dès que l’on a une petite faim. Tout juste sortis du magasin avec nos burns et notre vodka, nous entamons la picole dans le patio de l’hôtel. Se joint à nous un petit français qui vient faire une année d’études à Sucre, et qui vient tout juste d’arriver. Après quelques paroles, celui-ci nous annonce qu’il vient d’Arradon, derrière le Super U. Superbe ! Un peu jeune pour avoir des amis en commun sur Facebook, mais c’est marrant ! Il partait pour se pieuter tranquille, mais c’était sans compter sur notre capacité de persuasion… C’est parti la picole pour lui aussi. Nous nous rendons tout d’abord dans un bar pour siroter un mojito bien dégueu, puis dans un autre où une fanfare de français se produit. Les blagues s’enchaînent, et l’état se dégrade. Nous rentrons encore une fois à deux horaires différents, normal.

Le réveil s’effectue un peu tard le lendemain… 13h. C’est rappé pour aller à Potosi, dommage. Nous sortons prendre une belle pizza, et retournons vite au plumard. Le soir nous essaierons tout de même de booker le bus pour aller à Uyuni le lendemain, mais les agences sont fermées… Quel dommage, on doit rentrer dormir !

Nous sommes presque frais à 10h du mat (bernic) pour tauper le bus de 11h pour Uyuni. Manque de bol, « el bloceo » s’est étendu à tout Uyuni, et il est pratiquement impossible d’y accéder à part en avion. La fille de l’agence nous indique qu’à Potosi, il sera peut-être possible de prendre une camionnette pour Uyuni, mais rien de sûr. Pas le choix, nous tentons le coup et top départ pour Potosi. À noter qu’il y a tellement de compagnies de bus proposant les mêmes destinations qu’à la station, toutes les femmes gueulent de manière très aiguë pour alpaguer les clients : « Santa Cruuuuuz » « Potosiiiii ». Drôle, mais chiant.

Après quelques heures de bus, nous voilà à la station de bus de Potosi. Nous rencontrons Audrina et Fabien, qui après réflexions sont chauds pour tenter d’aller à Uyuni directement comme nous. Nous nous renseignons sur le sujet, et déjà nous devons changer de station… Ok, petit taxi et nous y sommes. À ce moment, c’est un énorme bordel. Un nombre impressionnant de camionnettes se vident et se remplissent de locaux comme de touristes pour de multiples destinations. Plusieurs nous proposent de nous déposer au blocage de la route. Ensuite, nous devrons marcher. Le problème, c’est que personne n’est d’accord sur le temps de marche à effectuer. D’autres nous disent qu’il est possible d’y aller directement, nous ne savons plus trop qui croire. Après quelques négociations, nous devons dégoter une team de 6 pour partir. Nous allons voir un couple de brésiliens qui veut partir également, mais au prix le plus bas possible. Du coup le mec est chiant et nous fait rater plusieurs minibus. Plus nous avançons dans la journée, et plus ça devient tendu. En effet, les dernières nouvelles en provenance d’Uyuni sont mauvaises : plus aucun moyen de s’y rendre. Nous ne voulons pas y croire et lâchons les deux brésiliens relous pour une team de 3 frenchies : Fred, Pato et Julien. Récapitulons pour les moins attentifs : nous sommes maintenant 7 français à chercher un moyen de transport commun, tandis que les deux brésiliens cherchent de leur côté. La station commence à se vider, et nous commençons à perdre espoir. Audrina et Fabien lâchent l’affaire et vont chercher un hôtel. Mais nous trouvons tout de même un 4×4 qui connaît de petits sentiers pour se rendre à Uyuni. Allez top on prend ! Le mec vient de faire 5h de route, et souhaite donc manger avant de nous prendre pour son chemin retour. Nous lui donnons rendez-vous une demi-heure plus tard et allons manger également. Nous retrouvons Audrina et Fab par hasard dans la rue, et finalement ces derniers sont chauds pour faire la route avec nous.

Le petit futé nous avait prévenu : Ne jamais donner rendez-vous à un bolivien… Le mec ne se pointe pas et nous voilà comme des cons. Il fait froid, et nous ne savons pas si nous devons l’attendre ou pas. Fred et Julien partent à sa recherche dans les rues adjacentes, pendant que l’on trouve au même moment un autre gars qui vient tout juste de Uyuni. Ça sent le bon plan avec son 4×4, et les touristes qui en sortent nous affirment que le conducteur connaît bien les petites routes. Allez, on prend celui-ci, mais il faut retrouver Julien et Fred. Les deux compères se ramènent comme des fleurs dans la voiture du premier. Merde. Il faut faire un choix maintenant, donc ça se joue au moins cher… Et c’est le nôtre qui l’emporte. Nous embarquons dans son bolide et c’est parti pour 4h de route… Enfin pas tout à fait. Nous nous arrêtons d’abord pour faire le plein d’essence de 4 barils (avec le blocage le mec tient un bon business) que nous foutons sur le toit (c’est lourd). Un autre petit tour pour faire le plein de la voiture, comme s’il ne pouvait pas le faire en même temps. Et un petit tour pour qu’il prenne son goûter. Après une heure à naviguer dans Potosi, nous y allons enfin. 4h de route plus tard, le mec quitte l’autoroute pour une piste sur la gauche. Il reste 30km à vol d’oiseau pour Uyuni, soit 45-50km de pistes à faire. Merde. Le mec connaît en tout cas, c’est un bon gars. Nous arrivons à Uyuni épuisés à plus d’1h du matin et il fait -10ºC. Super. Pas de chauffage dans la chambre d’hôtel, c’est horrible. On va tenter une pionce quand même ! Une bonne journée de merde en somme, mais c’était épique. À demain pour le Salar.